Rapatrier des emplois Malgré le scepticisme du monde universitaire et d’autres milieux, les États-Unis mènent la relance de leur secteur manu- facturier. Une foule de rapports, d’études et d’initiatives en témoignent. Le rapatriement des activités de production dans leur pays d’origine, ce qu’on appelle la relocalisation (en anglais, reshoring), est en plein essor. En 2003, 148 000 emplois aux États-Unis ont été délocalisés,
et seulement 2 000, relocalisés, indique Harry Moser. En 2013, environ 50 000 emplois délocalisés étaient compensés par 50 000 emplois relocalisés. « L’hémorragie est enrayée! » lance M. Moser. On prévoit pour 2016 un solde positif de 50 000 emplois rapatriés aux États-Unis. M. Moser possède une base de données sur des centaines
d’entreprises qui rapatrient des emplois (GE, Walmart, Caterpillar, Stanley, Electrolux, etc.). Au Canada, on a beaucoup pratiqué la délocalisation, mais pas la relocalisation, affirme Ian Howcroft, vice-président de la division ontarienne de Manufacturiers et Exportateurs du Canada. À sa connaissance, aucune entreprise n’a rapatrié une partie ou la plupart de ses
activités de fabrication. Cela dit, la délocalisation semble s’es- souffler. Selon le rapport Coup d’œil sur le secteur manufacturier canadien en 2014 de KPMG, seulement 14% des fabricants pré- voyaient s’approvisionner en Chine en 2014, comparativement à 31% qui en avaient l’intention en 2013. Plusieurs raisons incitent les entreprises américaines à relo-
caliser leurs activités, notamment le fait que les salaires aux États-Unis « sont restés stables et, en termes réels, ont même reculé au cours des 15 dernières années, alors qu’en Chine, ils ont augmenté de 15 % par année », indique Harry Moser. On espère aussi reprendre l’avance en matière d’innovation et acquérir une capacité accrue de répondre aux besoins du marché. Et on envisage la relocalisation dans la perspective du coût total de propriété plutôt que de l’arbitrage des salaires. Toutefois, la relocalisation s’inscrit dans un vaste mouve-
ment mondial où « le secteur manufacturier se rapproche de la demande et des centres d’innovation », affirme Bruce Simpson, directeur et cochef du groupe Opérations du cabinet McKinsey, à Toronto. Il appelle ce phénomène nextshoring (relocalisation de proximité).
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