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Les leçons de Montréal 2
Dans un calcul séparé, l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis a mis en évidence que l’élimination des substances dangereuses pour la couche d’ozone avait déjà évité des émissions de gaz à effet de serre (GES) équivalant aux émissions de ces trois scénarios additionnés : produire assez d’énergie pour alimenter tous les foyers américains pendant treize ans ; préserver de la déforestation une surface boisée grande comme deux fois la Floride ; économiser plus de 4,500 millions de millions (billions) de litres de pétrole – assez pour faire 4,8 mille millions (milliards) d’allers-retours en voiture de New York à Los Angeles.
Les raisons qui expliquent un « effet secondaire » aussi massif résident dans le fait que beaucoup de substances appauvrissant l’ozone (CFC et HCFC) et leurs remplaçants sont des GES puissants, avec un potentiel de réchauffement planétaire (PRP) plusieurs fois plus élevé que celui du CO2
. On Japon Canada Etats-Unis Russia
Royaume- Uni
France Belgique
Espagne
Pays-Bas Allemagne
Pologne
République tchèque Turquie
Italie Australie
en 2007 figurent sur cette carte. Les 25 autres pays industrialisés dont les émissions sont inférieures à 1,000 tonnes d’équivalent-CO2
montaient en 2007 à 9,784 tonnes d’équivalent-CO2
Note : Sous le régime de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques, les pays industrialisés qui ont ratifié le protocole de Kyoto s’obligent à déclarer annuellement leurs émissions de HFC depuis 1990. 40 pays font partie de cette catégorie actuellement, dont 22 ont déclaré des données dès 1990. Les émissions supérieures à 1,000 tonnes d’équivalent-CO2
ne figurent pas sur cette carte ; leurs émission cumulées se .
Comme les pays qui ne relèvent pas de l’annexe 1 (« pays en voie de développement ») ne sont pas tenus de déclarer leurs émissions de HFC sous le régime de la CCNUCC, il n’existe pas de données officielles cohérentes pour ces pays. Cela ne doit pas conduire à la conclusion que ces pays n’émettent pas de HFC.
1990 2007
comment l’élimination des ennemis de l’ozone freine- t-elle la hausse des températures ?
En 2007, un article scientifi que a confi rmé que le traité sur l’ozone a permis d’éviter des émissions de gaz à effet de serre correspondant à 135 mille millions (milliards) de tonnes de CO2
retarder le réchauffement climatique de sept à douze ans.
constate aussi des contributions indirectes au changement climatique par l’intermédiaire de l’utilisation de l’électricité pour faire marcher les appareils qui utilisent des SAO.
Bien que les preuves scientifi ques laissent à penser qu’une intense coopération est nécessaire entre les parties des protocoles de Montréal et de Kyoto pour que l’un et l’autre de ces accords internationaux soient un succès, les accords légaux ont longtemps considéré l’appauvrissement de l’ozone et le changement climatique comme deux problèmes séparés.
La décision qu’ont prise les parties au Protocole de Montréal, en 2007, d’accélérer l’élimination des HCFC postule une collaboration accrue entre les deux traités : la probabilité de leur remplacement de plus en plus rapide comporte comme conséquence une croissance plus rapide dans la consommation de HFC si un cadre réglementaire n’est pas
Emissions de HFC pour quelques pays industrialisés
Emissions déclarées égales et supérieures à 1,000 tonnes d’équivalent-CO2
, en 1997 et 2007 depuis 1990. Cela revient à
Tonnes d’équivalent-CO2 125 000
10 000 20 000 50 000
2 000 Source : CCNUCC, 2009. Carte initiale : Atelier de cartographie de Sciences Po.
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