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Les effets des amendements au Protocole de Montréal et de leurs calendrier d’élimination progressive
Les effets des amendements au Protocole de Montréal et de leurs calendrier d’élimination progressive
Milliers de parts par billion Abondance selon les prévisions
15 Chlore
stratosphérique effectif*
10
Sans le protocole
Montréal 1987
Londres 1990
Ce que le protocole a accompli
Le Protocole de Montréal a réussi à recueillir la participation de tous les Etats du monde, le nombre d’Etats parties est de 196, ce qui n’a jamais été accompli par aucun autre traité. Sans le Protocole, on estime que vers 2050 l’appauvrissement de l’ozone atteindrait 50% dans les latitudes moyennes de l’hémisphère nord et 70% dans les latitudes moyennes de l’hémisphère sud, soit une situation environ dix fois pire que les niveaux actuels.
Les observations à l’échelle mondiale ont établi que les niveaux des principales substances appauvrissant l’ozone dans l’atmosphère sont en recul et on pense que si les dispositions du Protocole continuent à être mises en œuvre, la couche d’ozone devrait retrouver son état d’avant 1980 entre 2050 et 2075.
5
Copenhague 1992 Beijing 1999
0 1980
zéro émission 2000
On estime que le Protocole de Montréal à permis d’éviter : 19 millions de cas de cancer non mélanique 1,5 million de cas de cancer mélanique 130 millions de cas de cataracte
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2020 2040 2060 2080 2100
* Le chlore et le brome sont les molécules responsables de l’appauvrissement de l’ozone. Le « chlore effectif » est l’expression employée pour mesurer le potentiel d’appauvrissement de l’ozone de tous les gaz SAO émis dans la stratosphère.
Cas par million de personnes par année 500
Sans le protocole
400 300 200 100 0 1980 2000 2020 2040 2060 2080 2100
Source: Twenty Questions and Answers about the Ozone Layer: 2006 Update, sous la direction de D.W. Fahey, Panel Review Meeting for the 2006 ozone assessment.
mises d’accord sur leur élimination progressive des pays développés à l’horizon 1994, car l’industrie était sortie du bois pour relever les défi s présentés par cette élimination.
Les succès et les leçons du Protocole de Montréal sont instructifs dans le contexte des discussions autour du changement climatique. Une leçon très claire est qu’il est essentiel qu’un accord multilatéral soit basé sur des limites fortes, fondées scientifi quement et légalement contraignantes. Mis en face d’objectifs clairement défi nis, les gouvernements et l’industrie s’adaptent bien mieux, l’histoire le montre, que dans les anticipations ou les raisonnements. D’égale importance sont les dispositions qui créent des incitations à la mise en conformité, le fi nancement des pays moins développés et le sens de l’engagement commun et de l’équité.
Copenhague 1992
Taux élevés de cancer cutané
Montréal 1987
Londres 1990
Les Etats-Unis à eux seuls estiment que les efforts mis à la protection de la couche d’ozone vont dégager des retombées fi nancières positives pour le système de santé à hauteur de 4,200 billions (millions de millions) de dollars entre 1990 et 2165.
97% des substances appauvrissant l’ozone contrôlées (il y en a une centaine) ont été collectivement éliminées, et le restant pose encore problème pour l’élimination ; l’élimination dans les pays développés (non concernés par l’article 5) se montait à 99,2% et à 80% dans les pays en voie de développement (relevant de l’article 5) en 2005. Pendant le processus d’élimination, beaucoup de pays ont atteint leurs objectifs d’élimination bien avant le délai prescrit.
Les observations à l’échelle mondiale ont confi rmé que les taux des principales substances appauvrissant l’ozone dans l’atmosphère chutent et on pense que si les dispositions du Protocole continuent à être mises en œuvre, la couche d’ozone devrait retrouver son état d’avant 1980 vers 2075.
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Il reste à éliminer 88,000 tonnes de consommation annuelle de SAO dont 76,000 tonnes dans les pays relevant de l’article 5 Ce qui reste à éliminer dans les pays ne relevant pas de l’article 5 est principalement constitué de HCFC et de bromure de méthyle.
Avec l’aide du Fonds multilatéral, les pays en voie de développement ont éliminé environ 238,619 tonnes de substances appauvrissant l’ozone en consommation et 176,464 tonnes de SAO en production, au sein de projets approuvés jusqu’en décembre 2008. La majorité des pays en voie de développement sont en bonne voie pour atteindre l’objectif de l’élimination des CFC et des halons en 2010.
Le Protocole a également eu des retombées climatiques positives très importantes. En raison du fait que plusieurs substances qui attaquent l’ozone contribuent également au réchauffement climatique, le déclin de leur utilisation a abouti à la réduction de la quantité de gaz à effet de serre à hauteur de plus de vingt mille millions de tonnes d’équivalent CO2
par rapport aux quantités qui seraient
présentes si rien n’avait été entrepris. Ces réductions font du Protocole de Montréal l’un des principaux contributeurs au combat contre le réchauffement climatique.
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