07 22
une diplomatie environnementale couronnée de succès
Mobilisation 2
Le Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d’ozone fait partie des grandes réussites de la diplomatie environnementale internationale, une histoire qui connaît encore des rebondissements. Le Protocole, tout comme la Convention de Vienne qui l’a précédé, constitue la réponse internationale au problème de l’appauvrissement de l’ozone, adoptée en septembre 1987 à la suite de négociations intergouvernementales qui avaient commencé en 1981 déjà. Après la confi rmation de la théorie de la destruction de l’ozone, lorsque l’on a découvert le trou de la couche d’ozone fi n 1985 dans l’Antarctique, les gouvernements ont reconnu le besoin de mesures plus draconiennes afi n de réduire la consommation et la production des différents CFC et halons. Le Protocole de Montréal est entré en vigueur le 1er janvier 1989 et a été universellement ratifi é en septembre 2009.
On pense généralement que sans le Protocole, l’appauvrissement de l’ozone atteindrait des valeurs d’environ 50% dans l’hémisphère nord et 70% dans les latitudes méridionales moyennes vers 2050. Cela aurait abouti au doublement du rayonnement UV-B qui atteint la surface de la Terre dans les latitudes moyennes septentrionales et à un quadruplement au sud. Les implications d’un tel développement auraient été épouvantables : 19 millions de cas supplémentaires pour les cancers non mélaniques, 1,5 million de cas de cancers mélaniques, et 130 millions de cas supplémentaires de cataracte oculaire.
Au lieu de cela, les niveaux atmosphériques et stratosphériques de substances appauvrissant l’ozone sont en baisse, et on pense qu’avec la mise en œuvre de toutes les dispositions du Protocole, la couche d’ozone devrait retrouver son état d’avant 1986 en 2065 environ.
LA PRISE DE CONSCIENCE INTERNATIONALE SUR L’OZONE
Cornu fait l’hypothèse théorique qu’un gaz atmosphérique filtre le rayonnement UV. Hartley identifie l’ozone comme étant ce gaz filtrant.
Premiers pas de la chimie des fluorocarbures avec Swarts.
Le bromure de méthyle et le tétrachlorométhane commencent à être utilisés comme agents extincteurs, solvants, et ingrédients des matières plastiques.
1870 1890 1879 1881
Wegener est le premier à étudier la décomposition de l’ozone sous lumière UV. 1900 Rupture chronologique Champ: scientifiques sociétés pharmaceutiques gouvernements et institutions internationales 1906 1910 1913
Fabry et Buisson emploient des mesures UV pour prouver que la plus grande partie de l’ozone se trouve dans la stratosphère.
Fabry et Buisson font des mesures quantitatives de la colonne d’ozone totale à Marseille.
Dobson et Harrison inventent l’unité Dobson pour mesurer la colonne totale d’ozone atmosphérique.
1920 1924 1928
Première C sur l’ozone
Source: Stephen O Andersen, K Madhava Sarma, Protecting the Ozone Layer, the United Nations History, UNEP, Earthscan Publishing, 2002; US Environmental protection Agency, Achievements in Stratospheric Ozone Protection, Progre
Finlay de la p La soc utiliser
1. 2. 3.
On peut résumer le Protocole en sept points clés :
Il exige de chacun des 196 pays et de l’Union européenne, qui ont ratifi é le protocole et les amendements (appelés « Parties ») d’éliminer presque totalement la production et la consommation de presque 100 produits chimiques qui ont des propriétés appauvrissant l’ozone, conformément aux délais convenus ; Le protocole exige de chacune des Parties qu’elle déclare sa production, ses importations et exportations de chacun des produits chimiques qu’elle a entrepris d’éliminer progressivement ; Un comité de mise en œuvre formé de dix Parties provenant de différentes régions géographiques passe en revue les rapports de données soumis par les Parties, évalue leur niveau de conformité et fait des recommandations aux réunions des Parties sur les pays non con formes ;
Previous Page