BESOIN DE RESSOURCES POUR L’IRRIGATION
La superficie des terres arables irriguées s’est accrue rapide- ment jusqu’en 1980, à des taux d’expansion de plus de 2 % par an. En Asie, ce processus a entraîné un accroissement constant de la production d’aliments de base et d’autres volets constitu- tifs de la révolution verte (Faures et coll., 2007). Une tendance à la diminution des superficies irriguées s’est amorcée après 1980 et on estime qu’elle devrait se poursuivre à moyen terme. Cela tient en partie au fait que la plupart des terres adaptées à l’irrigation sont déjà utilisées et que la mise en place des ins- tallations requises sur de nouvelles terres serait très coûteuse (Faures et coll., 2007). Il faut mentionner aussi la forte baisse des prix relatifs des produits alimentaires survenue au cours des dernières décennies, qui rend l’investissement dans l’irri- gation très peu rentable. Il serait possible d’améliorer les sys- tèmes d’irrigation existants en investissant davantage dans des volets tels que la régulation et la fourniture de l’eau, l’automati- sation et la surveillance, ainsi que la formation du personnel.
L’un des principaux enjeux à aborder consiste à concevoir des mécanismes pour mettre l’engrais à la disposition des petits exploitants agricoles à des prix abordables. Il importe égale- ment d’adopter des approches intégrées de la gestion de la fer- tilité du sol, qui prennent en compte tout l’éventail des facteurs déterminants et des conséquences de la dégradation des sols (TSBF-CIAT, 2006). Il s’agira notamment d’intégrer les sour- ces minérales et organiques de nutriments, de manière à ex- ploiter les sources d’intrants disponibles localement ainsi qu’à en optimiser l’efficacité, tout en cherchant à réduire la dépen- dance à l’égard des prix des engrais et pesticides commerciaux. L’utilisation de cultures pérennes et les systèmes de culture intercalaire et d’agroforesterie comme la culture de légumi- neuses fixatrices d’azote, par exemple, sont autant de moyens qui permettraient non seulement d’accroître la disponibilité de nutriments, mais aussi d’améliorer l’apport d’eau et la lutte an- tiparasitaire sur une base plus durable (Sanchez, 2002).
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En Afrique subsaharienne, l’irrigation ne couvre que de faibles superficies et 18 % des terres irriguées ne sont pas exploitées (FAO, 2005b). Dans la plupart des sous-régions africaines, le principal problème qui se pose réside non pas dans le man- que d’eau, mais dans le caractère imprévisible et éminemment variable du régime pluviométrique, celui-ci étant marqué par des périodes sèches qui surviennent tous les deux ans et provo- quent des récoltes déficitaires. Cette incertitude et cette variabi- lité rendent les petits exploitants agricoles peu enclins à courir des risques. Il est rare que des investissements soient consentis pour améliorer la gestion et la fertilité du sol, les variétés vé- gétales et les pratiques culturales, voire la qualité de la main- d’œuvre, afin de limiter les dommages en cas de perte totale de récolte (Rockström et coll., 2007a,b). L’extrême variabilité spa- tio-temporelle des pluies peut être gérée de manière à fournir de l’eau pour assurer l’irrigation d’appoint pendant les périodes sèches et prévenir ainsi les mauvaises récoltes. Associée à une gestion améliorée des sols (dans les régions sévèrement attein- tes par la dégradation des sols, seule 5 % de l’eau de pluie est utilisée à des fins agricoles), une telle pratique devrait réduire les risques de mauvaises récoltes et améliorer la rentabilité des ressources investies, par exemple, dans les engrais, la main- d’œuvre ou les variétés végétales. L’extension de la couverture par la canopée réduit l’évapotranspiration du sol et accroît l’hu- midité du sol et l’apport d’eau aux plantes.
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