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Autres faits et chiffres importants sur les gaspillages et les pertes alimentaires Europe


Etats-Unis d’Amérique


Aux États-Unis, on jette chaque année 30 % de la production ali- mentaire totale, soit en valeur monétaire 48,3 milliards de dollars (ou 32,5 milliards d’euros). Il est estimé que la moitié de l’eau utili- sée pour produire ces aliments fait partie des déchets, l’agriculture étant le volet de l’activité humaine qui consomme le plus d’eau. Les pertes subies dans les champs sont probablement de l’ordre de 15 à 35 %, selon le type d’industrie. Le secteur de la distribution au détail subit des pertes comparativement plus élevées qui se situent autour de 26 %, alors que les supermarchés, contre toute attente, n’enregistrent qu’une perte d’environ 1 %. Dans l’ensemble, les per- tes atteignent 90 à 100 milliards de dollars par an (Jones, 2004 cité dans Lundqvist et coll., 2008).


Afrique


Dans nombre de pays africains, les pertes post-récolte de céréa- les comestibles sont estimées à 25 % des récoltes. Pour certaines cultures telles que les fruits, les légumes et les tubercules dont la consistance est moins dure que celle des céréales, ces pertes peu- vent atteindre 50 % (bulletin de liaison Voices, 2006). En Afrique de l’Est et au Proche-Orient, les pertes économiques dues à l’ava- rie et au gaspillage dans le secteur des produits laitiers pourraient atteindre en moyenne 90 millions de dollars par an (FAO, 2004). Au Kenya, quelque 95 millions de litres de lait représentant environ 22,4 millions de dollars se perdent chaque année. En Tanzanie, les pertes cumulées sont d’environ 59,5 millions de litres de lait par an, soit plus de 16 % de la production laitière totale en saison sèche et 25 % pendant la saison humide. En Ouganda, le secteur laitier perd environ 27 % de sa production totale, soit l’équivalent de 23 millions de dollars par an (FAO, 2004).


Asie


Les pertes de céréales et d’oléagineux sont de faible niveau et repré- sentent environ 10 à 12 % de la production totale, selon la Food Corpo- ration of India. Quelque 23 millions de tonnes de céréales comestibles, 12 millions de tonnes de fruits et 21 millions de tonnes de légumes se perdent chaque année, ce qui représente en valeur 240 milliards de roupies. Une récente estimation du Ministère indien des industries de transformation des aliments montre que le pays subit chaque année des pertes de produits agricoles d’une valeur de 580 milliards de rou- pies (Rediff News, 2007 cité dans Lundqvist et coll., 2008).


Les ménages britanniques gaspillent environ 6,7 millions de tonnes d’aliments chaque année, soit près d’un tiers des 21,7 millions de tonnes de provisions alimentaires qu’ils achètent. Cela signifie qu’environ 32 % de tous les achats alimentaires annuels ne sont pas consommés. La majeure partie (soit 5,9 millions de tonnes ou 88 %) de ces achats est collectée à l’heure actuelle par les services municipaux. Il est possible d’éviter une bonne partie (soit 4,1 millions de tonnes ou 61 %) de ces gaspillages d’aliments, qui aurait pu être consommée grâce à une gestion améliorée (WRAP, 2008; Knight et Davis, 2007).


Australie Une enquête réalisée en 2004 auprès de plus de 1 600 mé- nages australiens pour le compte de l’Australia Institute a permis de conclure que, sur le plan national, 10,5 milliards de dollars étaient consacrés à l’achat de produits et articles qui n’étaient jamais utilisés ou qui étaient simplement je- tés. Cela représente des dépenses de plus de 5 000 dollars par personne par an.


Incidences environnementales associées au gaspillage alimentaire


Les incidences du gaspillage alimentaire ne se limitent pas aux pertes financières. D’un point de vue environnemental, le gaspillage alimentaire entraîne l’utilisation improductive de produits chimiques tels que les engrais et les pesticides, la consommation accrue de carburants pour les transports, ainsi que le pourrissement de grandes quantités d’aliments qui libère davantage de méthane – gaz à effet de serre extrê- mement nocif qui contribue au changement climatique. Le potentiel du méthane comme gaz à effet de serre est 23 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone. Le déversement d’immenses quantités d’aliments dans les décharges contri- bue sensiblement au réchauffement de la planète.


Selon l’organisme britannique WRAP (Programme d’action pour la gestion des déchets et des ressources), s’il n’y avait pas de rejets alimentaires au Royaume-Uni, cela équivaudrait à retirer de la circulation un véhicule sur cinq (WRAP, 2007)


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