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qu’elles ont accepté de partager.


Au milieu du chaos provoqué par l’incendie de forêt, une jeune fille de 15 ans originaire de la ville, l’une des triplées dont le père est chef adjoint du service des incendies, accom- pagnée de son cousin de 19 ans ont trouvé la mort dans un terrible accident routier sur l’autoroute servant aux évacués fuyant les incendies. Selon la GRC, l’accident a impli- qué un VUS à bord duquel prenaient place les deux jeunes et un camion semi-remorque transportant du carburant sur l’autoroute 881 à l’intersection du chemin de conces- sion 94 à Heart Lake First Nation. Il s’agit d’un site devant lequel nous passions en voiture chaque jour depuis notre camp en direction de Fort McMurray Composite High School, que fréquentait la jeune fille. Tout le monde, y compris le maire, les pompiers, les polic- iers et les résidents de la ville portaient un brassard orange en signe de respect pour la famille affligée.


Un autre récit moins connu concerne le père d’une jeune famille, qui vivait son troisième épisode de cancer. Il a dû vendre sa maison, et sa famille a dû prendre une seconde hy- pothèque pour parvenir à payer la première et la seconde série de traitements. Puis, un troisième épisode de cancer est survenu! Il n’a pas mis beaucoup de temps à lancer quelques appels à tous dans la ville. Immé- diatement, les gens se sont mobilisés pour organiser des activités de financement pour lui venir en aide. Ils ont rapidement recueilli presque un demi-million de dollars pour payer son traitement aux États-Unis. On m’a récemment informée qu’il se portait bien.


Voici le récit que m’a fait un résident : « Lorsque la banque alimentaire risquait la pé- nurie, les gens faisaient la queue pour aller y faire des dons. Lorsque l’Armée du salut com- mençait à manquer de fournitures, on trou- vait des boîtes de vêtements qui semblaient neufs derrière l’édifice de l’organisme. Je crois que les gens se rendaient dans les bou- tiques pour y acheter des fournitures et en faire don. Bon nombre d’entreprises minières et pétrolières ont mis leurs installations de campement à la disposition des résidents et des bénévoles, afin qu’ils puissent y sé- journer et aider la collectivité. Sans elles, nous n’aurions pas su où loger. Je suis un gars habituellement très organisé, et maintenant, je n’ai même pas un oreiller. Je ne sais même pas où je vais, alors qu’habituellement,


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j’aime bien tout planifier. S’il n’y avait pas eu les camps, j’aurais dû dormir dans ma voiture pendant plusieurs jours. » Voilà ce que les gens ont nommé l’esprit de Fort McMurray.


Un autre résident m’a raconté ceci : « Fort McMurray a aussi donné beaucoup d’argent à d’autres villes en difficulté, et maintenant c’est à son tour d’être dans le besoin. On voit que toute la province de l’Alberta se tient aux côtés de Fort McMurray. Ça se comprend. Il y a tellement de gens de partout en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, qui sont arrivés ici au début, il y a quelque 35 à 40 ans, et ils ont travaillé dur. Ils ont gagné leur argent. Ils ont pu retourner chez eux, mais ils n’ont jamais oublié ce que Fort McMurray leur a apporté. Que vous aimiez ou non l’industrie pétrolière, elle représente une part impor- tante de l’économie canadienne. Elle n’est pas parfaite, et une mine n’est pas un endroit joli, pas une destination recherchée pour les vacanciers. Mais les responsables font bien des efforts pour produire le pétrole de la meil- leure façon possible. Il y a beaucoup d’argent investi dans cette industrie pour extraire le bitume. Le procédé est l’objet d’une publicité injuste. Les gens d’ici acceptent que le reste du monde ou du Canada ait du mal à les com- prendre, mais ils ont toujours été les premiers à se cotiser pour aider les autres. C’est main- tenant à leur tour d’avoir besoin d’aide. »


De retour d’une semaine de visite à Fort McMurray, après de dures journées de travail d’environ 14 heures par jour, j’apprécie plus que jamais le confort de mon grand lit garni de coussins, l’eau pure et les nombreux ac- cessoires de la vie quotidienne. Après avoir respiré l’air enfumé et âcre des forêts et de la ville incendiées, j’ai développé une meilleure appréciation de l’air frais de ma ville. Pen- dant ma mission, je songeais constamment à mon jogging matinal habituel, m’imaginant en train de respirer l’air frais dans le parc et habitée d’un sentiment de santé et d’optimisme. C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte qu’on ne fait pas qu’aider des personnes dans le besoin, mais qu’on apprend aussi à leur contact. Les leçons sont de nature réciproque. Après avoir connu l’expérience d’aider des gens qui doivent survivre à une catastrophe naturelle, on peut rentrer chez soi en appréciant à sa juste val- eur le confort d’une vie organisée.


On m’a fourni une belle hospitalité, le transport, l’hébergement de base et de la


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