La route de la découverte Par Dr. Laleh Skrenes
Les gens se rassemblent pour venir en aide aux victimes des feux de forêt à Fort McMurray....
Presque tout le monde a entendu parler du feu de forêt de Fort McMurray survenu au début mai de cette année. Selon les autorités de la municipalité régionale de Wood Buffalo, plus de 88 000 personnes ont été évacuées, dont un grand nombre ont perdu leur résidence. Lorsque ma sœur m’a téléphoné d’Europe, la première ques- tion qu’elle m’a posée était : « Comment cette communauté éprouvée gère-t-elle l’incendie? » Cette catastrophe naturelle est devenue une manchette et une préoccupa- tion à l’échelle de la planète.
« Chaque jour, fais quelque chose qui te rapproche de meilleurs lendemains » (tra- duction libre de Doug Firebaugh). Je me suis immédiatement sentie interpelée et re- sponsable de fournir du soutien et de l’aide directe en tant que professionnelle de l’aide dans le domaine de la psychologie du coun- seling.
Le programme DPS (Disaster Psychosocial Program) a été mis sur pied selon le prin- cipe que les thérapeutes professionnels inscrits et les autres cliniciens songeraient à consacrer bénévolement de leur temps s’il survenait une crise ou un désastre à grande échelle, réagissant ainsi aux besoins psychosociaux du public et des répondants avant, pendant et après un événement catastrophique. J’ai failli faire perdre la raison à la directrice du programme DPS à force de lui demander quand on allait me donner mon affectation. Elle me calma patiemment et me dit d’attendre. Je fus très honorée et remplie d’enthousiasme quand on m’annonça que j’allais faire partie de la
FACEBOOK.COM/CCPA.ACCP première équipe!
En effet, c’est habituellement la première équipe qui doit relever les plus grands défis dans le cadre d’une mission : affronter tous les irritants et aplanir les obstacles pour les équipes qui viendront par la suite. Je n’avais pas eu peur de saisir l’occasion, mais j’ai dû ensuite relever toutes sortes de défis le long de mon parcours. L’aéroport étant fermé, j’ai dû me rendre en voiture d’Edmonton à Fort McMurray. J’ai commencé à ressentir la piètre qualité de l’air à mesure que j’approchais de la destination. Le tra- jet aurait normalement dû prendre de 4 à 5 heures, mais avec tous les arrêts et les for- malités à remplir en tant que bénévole, il a fallu beaucoup plus de temps à notre équipe pour arriver à destination. J’ai dû me dé- placer pendant 18 heures avant de parvenir à mon camp.
La deuxième journée fut consacrée à la planification et à l’organisation, ainsi qu’aux présentations auprès de l’équipe des Services de santé de l’Alberta, aux vis- ites de différents sites, à la vérification de l’étanchéité de l’adhérence du masque, etc. Tout le monde s’est épuisé à travailler dur pour s’acquitter de ses tâches. Rien ne se déroule en douceur en temps de crise. Il est d’ailleurs probablement impossible de com- prendre la situation tant qu’on ne l’a pas vé- cue. Nous attendions sur place, impatients d’accomplir les tâches pour lesquelles nous étions venus : fournir du soutien affectif à des personnes en détresse.
Nos installations, notre emplacement et nos
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