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logements n’étaient vraiment pas de tout re- pos. Toutefois, je me répétais sans cesse que c’était enfin l’occasion d’aider des personnes touchées. Cela allait constituer une expéri- ence que je n’oublierais jamais jusqu’à la fin de mes jours. Je participais à une mission à laquelle je croyais, donc j’étais disposée à attendre patiemment. Je me remémorais d’autres endroits dans le monde où j’avais déjà travaillé, comme en Afrique, où les con- ditions étaient encore plus difficiles qu’ici.


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Nous n’avons vraiment entrepris le travail que le troisième jour. Notre mission semblait principalement centrée sur du soutien affec- tif visant à préparer les résidents au retour. J’ai tenté de les aider de diverses manières : à la fois directement et indirectement; à la fois brièvement et en profondeur; de la pres- tation de soutien affectif et psychologique, en passant par la promotion de stratégies de bien-être, une paire de bons écouteurs, la distribution de brochures de l’AHS, jusqu’aux simples mots de bienvenue et de gentillesse et un simple sourire. Je crois que la magie d’un sourire fonctionne même auprès des personnes éprouvées par une telle crise. Au départ, je m’étais retenue de sourire par simple respect pour ce que vivaient ces personnes touchées par la catastrophe. Mais la magie du sourire opère même dans des circonstances aussi pénibles! Oui, un simple sourire, car cela peut représenter le seul geste positif et de tendresse qu’une per- sonne, surtout si elle est en détresse, pourra recevoir au cours de toute la journée.


Grâce à mes interactions avec les rési- dents, j’ai appris à mieux connaître certains d’entre eux. Bon nombre des répondants et des bénévoles provenaient de la région, et ils étaient donc eux aussi touchés par l’incendie. J’ai découvert que plusieurs des répondants vivaient depuis leur arrivée dans des lieux comme des véhicules motorisés, car les installations partout ailleurs étaient occupées au maximum de leur capacité. Je me trouvais chanceuse d’avoir une petite chambre avec salle de bain commune.


Au centre de services de santé auquel j’étais affectée, je me déplaçais autour des autres tables quand je le pouvais, je me présentais et demandais aux résidents de quel type de soutien ils disposaient. Bon nombre de ces personnes étaient aussi des résidents de la région, porteurs de récits vraiment tristes au sujet de l’incendie. Certains revenaient


VOL. 48 NO. 3 | ÉTÉ 2016


au travail, même s’ils n’avaient plus de rési- dence. Ils vivaient dans des locaux exigus. Je fus étonnée de constater qu’ils parvenaient à se concentrer et à fournir d’aussi incroyables contributions.


J’ai aussi parlé à des centaines de résidents éprouvés que j’ai aidés à raconter leurs récits uniques et crève-coeur. Certains m’ont con- fié que l’impact de l’incendie était si intense qu’ils trouvaient accablante l’idée de re- tourner à la maison, même lorsqu’on le leur permettait. Une jeune mère m’a dit qu’elle et son époux avaient hâte de retourner à domi- cile, mais que leurs enfants y étaient caté- goriquement opposés. Ils préféraient rester au gîte plutôt que de retourner dans leur propre maison.


Nous avons été chanceux d’avoir une cham- bre privée et tranquille dans le centre, ce qui nous a permis d’accueillir les personnes qui souhaitaient se confier en profondeur au sujet de ce qu’elles avaient vécu. J’ai aussi accompagné les résidents jusqu’aux tables appropriées où l’on pouvait les aider à com- bler leurs nécessités physiques.


« Je suis un gars habituellement très organisé, et maintenant, je n’ai même pas un oreiller. »


Mes observations et mon travail à Fort Mc- Murray m’ont permis d’en apprendre beau- coup au sujet des citoyens et citoyennes qui y vivent. Fort McMurray est un lieu de diver- sité culturelle. On y trouve une vaste gamme de débouchés et d’emplois comportant différentes catégories de revenus que l’on ne retrouve habituellement pas dans les petites villes éloignées. Cependant, ce qui caractérise avant tout les habitants de Fort McMurray, c’est leur capacité d’entraide dans des situations difficiles. Voici quelques-uns des nombreux récits que j’ai entendus per- sonnellement de la part de ces personnes et


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