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16 février au 2 mars 2017


VU D’ICI


le journal n˚ 127 7


Image extraite de «La vie secrète des enfants».


Plongée dans la vie secrète des enfants


Édouard Gentaz et Solange Denervaud, deux chercheurs de l’UNIGE, sont étroitement associés à une série documentaire diffusée en janvier sur une grande chaîne de télévision française


D


eux millions de per- sonnes ont suivi les aventures de Louise,


Yasmine, Aaron et leurs copains dans un documentaire reprenant en partie les codes de la téléré- alité diffusé sur TF1 en janvier dernier. Durant trois semaines, 12 enfants de cinq-six ans ont en effet été réunis dans les condi- tions d’un centre de loisirs et suivis par trois spécialistes de la petite enfance. À travers l’ob- jectif de 24 caméras, on voit les enfants faire connaissance, jouer, gérer les conflits et colla- borer dans des situations spon- tanées ou dans des expériences proposées par des experts de la psychologie du développement.


TRANSMETTRE DU SAVOIR Lorsque Édouard Gentaz,


professeur de psychologie du développement à la Faculté de psychologie et des sciences de l’environnement (FPSE), est contacté par les producteurs de La vie secrète des enfants, il perçoit immédiatement l’intérêt de ce documentaire d’un genre nouveau. Pour ce passionné


de la transmission de savoir, il s’agit d’une opportunité de dif- fuser à très grande échelle une sélection des connaissances ac- tuelles en psychologie du déve- loppement présentées dans son cours introductif de première année. Plus qu’une simple op- portunité, il s’agit ni plus ni moins de répondre à une mis- sion de l’Université: «Il y a au- jourd’hui une demande énorme de savoir en matière d’éducation des enfants et de sciences cogni- tives. C’est notre rôle à nous, chercheurs, qui sommes payés pour produire des connais- sances et les transmettre, de diffuser au mieux nos savoirs scientifiques sinon d’autres, moins qualifiés, le feront.» Depuis la régie, Édouard


Gentaz et son collègue Léo- nard Vannetzel – psychologue spécialisé en psychologie de l’enfant – commentent ainsi les comportements des jeunes par- ticipants en y apportant l’éclai- rage scientifique des connais- sances accumulées depuis Jean Piaget et ses confrères. La fasci- nation évidente des chercheurs


pour leurs sujets d’observation et l’immédiateté de leurs ob- servations, toutes scientifiques soient-elles, plongent le spec- tateur dans ce format très spé- cifique de la téléréalité. Les enfants, de leur côté, oublient rapidement les caméras, ren- forçant l’intérêt du format.


LE TEST DU MARSHMALLOW Durant leur séjour, les en-


fants sont amenés à vivre des expériences classiques de la psychologie du développement, telles que le test du marshmal- low, développé dans les an- nées 1960 aux États-Unis. So- lange Denervaud, doctorante au Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA), qui joue le rôle d’animatrice auprès des enfants, leur en explique le principe: «Soit vous mangez tout de suite le marshmallow et vous allez jouer, soit vous attendez que je revienne et alors je vous en donnerai un deuxième!» «Combien de temps des enfants de 5 ans, dont la maturation cé- rébrale est en plein développe- ment, sont-ils capables de résis- ter à cette tentation immédiate et de contrôler leur envie, afin d’en avoir plus après?», c’est la question posée par le test et résu- mée par Édouard Gentaz. Au fil du documentaire, quelques clés sont ainsi livrées sur ce que le


cerveau des enfants est capable de faire et son appréhension de concepts tels que le contrôle de soi, la justice ou le partage.


TÉLÉRÉALITÉ: OUI, MAIS... Édouard Gentaz percoit éga-


lement les risques d’un tel for- mat et déroule ses exigences: les images doivent illustrer les comportements typiques de l’enfant, donner une vision globale de son développement psychologique, et ne pas servir à déceler un comportement hors norme ou à pointer les caracté- ristiques d’un individu spéci- fique (hyperactif, etc.). Par ailleurs, et contraire-


ment à ce qui se passe dans le BabyLab de la FPSE dirigé par le professeur, il n’y a aucun ob- jectif scientifique à cette aven- ture. «Il s’agit uniquement d’un travail de transmission visant à illustrer les bases de la psycho- logie du développement affec- tif, social et neurocognitif dans un documentaire grand public.» Cette première étape peut d’ail- leurs être approfondie avec un livre éponyme qui propose des clés pour comprendre ce qui se passe dans la tête des enfants. —


POUR EN SAVOIR PLUS «La vie secrète des enfants» www.unige.ch/fapse/ sensori-moteur/


D. MERLE / TF1


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