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16 février au 2 mars 2017


RECHERCHE EN BREF


2,5 MILLIONS DE FRANCS CONTRE LES FIÈVRES AIGUËS EN AFRIQUE La Fondation Bill et Melinda Gates a octroyé un financement de 2,5 millions de dollars pour un projet auquel participe le Centre des maladies virales émergentes (Faculté de médecine et HUG) et qui vise à renforcer la surveillance des maladies fébriles aiguës en Afrique. L’idée consiste à utiliser des techniques de séquençage à haut débit permettant d’identifier précisément les pathogènes en cause. Ce projet de recherche, qui regroupe également la Policlinique médicale univer- sitaire de Lausanne, le CHUV et l’Institut tropical et de santé publique suisse, permettra aux chercheurs de répondre plus rapidement et plus efficacement en cas de flambées épidémiques. Les récentes épidémies d’Ébola, de Chikungunya et de Zika ont en effet mis en lumière le fait que la surveillance des maladies infectieuses doit inclure des ou- tils de dépistage très sensibles, capables d’identifier des espèces virales inconnues, des variants génétiques inattendus ou encore des pathogènes émergents potentiellement épidémiques. Le projet suisse, baptisé SAfia, explorera la validité de ces nou- velles technologies génétiques dans le contexte des soins de santé primaires.


LA START-UP GENEVOISE ADIPEL LÈVE DES FONDS La start-up Adipel, issue de l’Uni- versité de Genève, a annoncé fin janvier avoir lancé sa troisième levée de fonds auprès d’investis- seurs privés. Cofondée en 2011 par trois chercheurs, dont Robert Gurny, professeur honoraire de la Faculté des sciences, Adipel tente de commercialiser des produits thérapeutiques basés sur des technologies dévelop- pées à la Section des sciences pharmaceutiques (Faculté des sciences). L’une d’elles permet de rendre solubles dans l’eau des médicaments qui le sont très peu, permettant leur administration locale et augmentant leur effi- cacité. Une autre permet, après une seule injection, de libérer graduellement des substances actives sur des jours, des se- maines, voire des mois. L’argent récolté au cours de la levée de fonds devrait permettre de finan- cer le démarrage des premières études cliniques de trois produits, à savoir des traitements locaux de la colite ulcéreuse et de la dermatite atopique ainsi que des médicaments ophtalmiques.


le journal n˚ 127 5


Les émotions marquent la mémoire et l’améliorent temporairement


Une étude montre comment les effets d’une émotion sur l’activité neuronale persistent dans le temps et modifient la manière dont de nouvelles informations neutres sont codées par notre mémoire et rappelées plus tard


T


out le monde se souvient des événements du 11 septembre 2001. Curieusement, notre mémoire a également enregistré


durablement certains détails banals de la vie quo- tidienne dans les heures qui ont suivi l’effondre- ment des deux tours de New York. Ainsi, non seu- lement on se souvient d’événements ayant causé de vives émotions mais en plus ce genre d’expérience induit des états physiologiques et internes du cer- veau qui perdurent à travers le temps. C’est exacte- ment ces mécanismes neurobiologiques qu’Ulrike Rimmele, chercheuse au Département de neuros- ciences fondamentales (Faculté de médecine), en collaboration avec des chercheurs des États-Unis, a tenté de décrypter dans un article paru le 26 dé- cembre dans la revue Nature Neuroscience. «Nous savions déjà que les expériences ayant


une charge émotionnelle sont mieux mémorisées que celles qui n’en ont pas, explique Ulrike Rim- mele. Mais dans cette étude, nous avons testé et démontré que les expériences neutres qui suivent un événement fort en émotion sont, elles aussi, mieux mémorisées par notre cerveau.» L’objectif de l’étude a donc consisté à découvrir


comment les effets d’une émotion sur l’activité neuronale persistent dans le temps et modifient la manière dont de nouvelles informations, pour- tant sans lien particulier, sont codées par notre mémoire et rappelées. Pour ce faire, un premier groupe de personnes


a regardé une série d’images scéniques à conte- nu émotionnel. Environ dix à trente minutes plus tard, il a visionné une série d’images de scènes or- dinaires dénuées d’émotions particulières. Un se- cond groupe a regardé les mêmes types d’images mais dans l’ordre inverse.


Au cours de l’expérience, les chercheurs ont


mesuré l’excitation physiologique des partici- pants, via la conductance cutanée, ainsi que leur activité cérébrale, en utilisant l’imagerie par réso- nance magnétique fonctionnelle. Six heures après le visionnage, les deux groupes ont effectué un test de mémoire des images précédemment vues. Confirmant l’hypothèse de dépar t, les


membres du premier groupe se sont mieux sou- venus des images neutres qui leur ont été présen- tées après les images émotionnelles que ceux du second groupe. Toujours dans le premier groupe, les me-


sures de l’activité cérébrale ont montré que l’ac- tivité émotionnelle générée par la première série d’images se retrouvait plus tard, lors de l’encodage par la mémoire de la série d’images neutres. Tant les fluctuations neuronales lentes que l’activité transitoire, provoquée par les stimuli émotionnels qui prédisent la formation de souvenirs pendant le codage des émotions, ont refait surface lors des codages émotionnellement neutres qui ont suivi, ce qui n’a pas été le cas pour les membres du se- cond groupe. Les chercheurs ont donc constaté que la manière dont le cerveau traite et mémorise les expériences futures est directement liée aux événements émotionnels vécus précédemment. «Cette étude va nous permettre de mettre en lu-


mière certains aspects essentiels des mécanismes régissant nos souvenirs, conclut Ulrike Rimmele. Cela peut être utile non seulement dans l’optique de proposer de nouvelles méthodes d’éducation et d’apprentissage mais aussi pour décrypter et traiter la nature de certains troubles psycholo- giques comme l’anxiété ou le syndrome de stress post-traumatique.» —


New York, 11 septembre 2001, 9h03 heure locale.


DR


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