moitié des recettes). Les recettes prove- nant de la hausse des cours du pétrole ont été limitées par des pertes nettes liées aux ventes au détail de carburant, tandis que les recettes non pétrolières sont restées en deçà des attentes. Malgré la remontée des prix du pétrole, des perturbations dans la production pétro- lière et une demande forte et soutenue d’importations ont conduit à une contraction de l’excédent du compte courant, qui est passé à 2 % du PIB en 2018, bien en dessous de la moyenne de 14 % atteinte entre 2004 et 2008.
Les résultats économiques du Qatar se sont améliorés en 2018, se traduisant par une croissance réelle de 2,5 %, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2017. La production hors hydrocarbures a progressé à mesure que l’économie se remettait de l’impact négatif des tensions avec les pays voisins, des dépenses publiques considérables et continues consacrées aux infrastructures publiques, et de l’effet indirect de la hausse des prix du pétrole. Néanmoins, la production d’hydrocarbures n’a que partiellement atteint les objectifs fixés par les produc- teurs OPEP et hors OPEP dans la Déclaration de coopération, alors que la production de gaz diminuait légèrement. L’inflation s’est accélérée pour atteindre près de 4 % en 2018, un niveau confor- table s’expliquant par la relative atonie de l’activité économique et l’effet de l’arrimage du riyal au dollar des États-Unis. Malgré la hausse des cours du pétrole qui a dopé les recettes provenant des hydrocarbures, les autorités ont continué de mener une politique budgétaire prudente. La croissance des dépenses a été maîtrisée, tout en continuant de privilégier les affectations de fonds aux secteurs essentiels (santé et éducation). Le solde courant est ainsi repassé à l’excédent, estimé à près de 4 % du PIB, après un déficit proche de 2 % en 2017. Entre-temps, le compte courant a continué d’afficher un excédent confor- table de 5 % du PIB, soit un point de pourcentage de plus que l’année précé- dente. Cette progression est due à une baisse des importations et une hausse des cours du pétrole.
Le PIB réel de l’Arabie saoudite a atteint près de 2 % en 2018, un net rebond par rapport à l’année précédente.
La croissance non pétrolière s’est renforcée grâce aux réformes menées dans le cadre de la Vision 2030, qui font partie du tournant politique visant à diversifier l’économie, et aux effets indirects des hausses des prix du pétrole sur les investissements en cours, notam- ment dans les infrastructures et les services. La croissance dans le domaine des hydrocarbures s’explique par une augmentation de la production de pétrole, conformément aux engagements envers les objectifs de la Déclaration de coopération des producteurs OPEP et hors OPEP. L’inflation annuelle moyenne s’est accélérée pour atteindre presque 3 % en 2018, mettant partiellement en exergue l’incidence de l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée et de la hausse des prix de l’essence et de l’électricité. Toutefois, le régime d’ancrage du riyal au dollar des États-Unis a freiné toute nouvelle accélération. Dans le même temps, le déficit budgétaire s’est considérablement réduit, passant de 9,3 % en 2017 à 4,5 % du PIB en 2018, grâce aux réformes liées à la maîtrise des dépenses publiques ainsi qu’à l’augmenta- tion des recettes pétrolières. L’excédent de la balance courante a dépassé les 8 % du PIB en 2018, sous l’effet de l’augmen- tation de la production et des prix du pétrole, et ce, malgré une demande d’importations toujours soutenue.
Les réserves de fonds des Émirats arabes unis, leur statut de havre de sécurité, la bonne santé des banques, et une économie diversifiée et favorable aux entreprises ont contribué à maintenir une bonne dynamique de croissance. Avec une reprise progressive de l’activité non pétrolière et une augmentation des dépenses publiques dans le cadre du plan national Vision 2021, ainsi qu’une hausse de la production de pétrole à partir du milieu de l’année, la croissance réelle globale a atteint, selon les estimations, 3 % en 2018. Cette croissance plus forte a fait grimper l’inflation annuelle moyenne à 3,5 %. La parité fixe avec le dollar des États-Unis en place depuis longtemps a permis de contenir toute nouvelle accélération, mais des tensions inflation- nistes se sont aussi manifestées suite à l’introduction de la taxe sur la valeur ajoutée et à l’augmentation des dépenses publiques qui a relancé la demande de biens et services. Parallèlement, dans un
contexte de croissance des dépenses publiques, la hausse des cours du pétrole a gonflé les recettes pétrolières, ce qui a contribué à transformer le déficit budgétaire de 2017 en un excédent de l’ordre de 1 % du PIB. Un nouvel excédent du compte courant de 7 % du PIB est attendu en 2018, semblable à l’année précédente. Ce résultat est en partie imputable au redressement des cours du pétrole, et à une performance dynamique dans le secteur des services, les Émirats arabes unis continuant à s’ériger en plate-forme régionale et mondiale pour le commerce, la finance, le transport et le tourisme.
L’économie du Venezuela s’est contractée, selon les estimations, de 18 % en 2018, poursuivant la tendance à la baisse observée depuis 2004. L’augmenta- tion des prix moyens du pétrole en 2018 a indirectement permis de rehausser la consommation en dépit des répercus- sions du plafonnement de la production pétrolière convenu entre les producteurs OPEP et hors OPEP dans la Déclaration de coopération. Les goulets d’étrangle- ment du côté de l’offre, le faible niveau des investissements publics et la prudence des investisseurs privés se sont encore fait sentir l’année dernière, contribuant à la dégradation de l’économie et de ses perspectives. La fragilité de la situation économique s’est traduite par une hyperinflation, qui a aggravé les défis structurels auxquels doivent faire face les autorités. La situation budgétaire est également restée précaire, du fait de la faiblesse des recettes pétrolières large- ment imputable à une chute de la production et à une forte demande de services publics. Le déficit budgétaire primaire d’environ 30 % du PIB en 2018 est demeuré passablement le même qu’en 2017. En revanche, l’excédent du compte courant est passé, selon les estimations, à 6 % du PIB en 2018, contre 2 % l’année précédente. Cette augmenta- tion tient essentiellement aux effets conjugués de la hausse des cours du pétrole et de la faiblesse de la demande d’importations.
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