CHAPITRE PREMIER • LES PAYS MEMBRES DE L’OFID EN 2018
ments dans l’économie non pétrolière (qui représente la majeure partie de l’activité). L’inflation annuelle moyenne s’est accélérée pour atteindre 30 % en 2018, contre environ 10 % l’année précédente, alimentée par les incertitudes pesant sur l’approvisionnement et les taux de change engendrées par l’applica- tion des sanctions. Cela s’est traduit par un renchérissement de la plupart des biens et services. Dans le même temps, le déficit budgétaire s’est creusé en 2018 pour atteindre 3,2 % du PIB, alors que les recettes pétrolières baissaient et que la demande de services publics restait forte. La diminution de la production pétrolière s’est traduite par une chute brutale des exportations de pétrole, qui, conjuguée à une demande d’importations soutenue, a contribué à réduire l’excédent de la balance courante à quelque 1 % du PIB en 2018, contre 2,2 % en 2017.
budgétaire, adoptées pour maîtriser les dépenses de fonctionnement, malgré des dépenses sécuritaires et humanitaires toujours élevées. Dans le même temps, l’excédent du compte courant s’est accru, passant de 2 % du PIB en 2016 à environ 7 %, l’augmentation des cours du pétrole ayant plus que compensé la hausse de la facture des importations de biens liés à la reconstruction et à la sécurité.
La croissance économique mondiale est demeurée relative- ment stable en 2018 par rapport à l’année précédente
L’économie de l’Iraq s’améliore progres- sivement après les tensions économiques des dernières années. La mission ambi- tieuse de reconstruction de l’infrastruc- ture et de création d’emplois a bénéficié du soutien de la Conférence internatio- nale de février 2018 pour la reconstruc- tion de l’Iraq. Cela a permis de faire progresser le PIB réel de 1,5 % l’année dernière. Malgré les coûts liés à la tenue des élections en mai, l’inflation annuelle moyenne est restée modérée en 2018, à un taux de 2 %, sous l’effet de l’ancrage du taux de change, de l’atonie de la demande intérieure et du faible niveau des crédits injectés dans l’économie. D’après les estimations, le solde budgé- taire global a affiché un excédent d’environ 6 % du PIB, à la faveur notam- ment du redressement des cours du pétrole et des réformes FMI/Banque mondiale visant à consolider la situation
2 L’année fiscale koweïtienne commence en avril et se termine en mars de chaque année, mais le présent résumé utilise des années civiles pour faciliter les comparaisons.
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Dans un contexte de hausse des cours du pétrole, la position économique et financière déjà forte du Koweït s’est encore renforcée en 20182. D’impor- tantes réserves de fonds, un faible niveau d’endettement et un secteur financier en bonne santé ont contribué à conforter la croissance réelle estimée à 2,3 % en 2018, renversant ainsi la contraction enregistrée l’année précédente en raison de la chute de la production pétrolière (et des effets indirects des faibles cours du pétrole). La situation budgétaire s’est consolidée grâce à la remontée des cours du pétrole, aboutissant à un excédent budgétaire atteignant environ 12 % du PIB, venant s’ajouter aux réserves financières du Koweït. Malgré cette évolution positive, les autorités restent déterminées à mettre en œuvre une stratégie de réforme de grande ampleur afin de gérer les dépenses et d’encourager davantage l’investissement privé. Dans le même temps, l’inflation annuelle moyenne est restée au niveau confortable de 1 %, rythme un peu plus modéré que celui de l’année précédente, du fait d’une demande intérieure relative- ment atone et du soutien apporté par le rattachement du dinar au dollar des États-Unis. En comparaison, l’excédent de la balance courante a dépassé les 11 % du PIB, sous l’effet de la hausse des cours du pétrole et malgré la robustesse de la demande d’importations.
La situation politique et sécuritaire en Libye est demeurée précaire l’année dernière. La production pétrolière a considérablement chuté au milieu de l’année en raison de l’endommagement des infrastructures et des réservoirs pétroliers. Au cours du second semestre, le retour à un accroissement de la production pétrolière, du côté de l’offre, et à une augmentation des dépenses et des investissements publics, du côté de la demande, a dopé la croissance pour la porter à environ 11 % (la forte hausse
s’expliquant par le faible effet de base). L’inflation est restée élevée, à près de 30 %, reflétant les perturbations sur le marché dues à des pénuries dans la fourniture de biens et de services, ainsi qu’à un marché parallèle des changes toujours très actif. Les finances publiques se sont légèrement redressées, se traduisant par un déficit budgétaire de l’ordre de 25 % du PIB en 2018. Toutefois, la rigidité des dépenses de fonctionne- ment et la volatilité des recettes pétro- lières ont continué de peser considéra- blement sur la situation budgétaire globale, l’enjeu étant de gérer les pressions sur les dépenses publiques sans renoncer à la restauration et à l’améliora- tion des services de base. Malgré les effets de la remontée des cours du pétrole, les perturbations dans la production pétrolière et la demande soutenue d’importations de biens de consommation ont mis à mal le compte courant, ramenant l’excédent de plus de 8 % du PIB en 2017 à quelque 2 %.
La croissance au Nigeria s’est accélérée pour atteindre, d’après les estimations, 2 % en 2018, soit le double du taux de l’année précédente, étayée par la reprise de la production pétrolière (qui représente un tiers de l’économie). Malgré tout, l’activité dans le secteur non pétrolier et non agricole est restée faible, l’inflation élevée freinant la demande des consommateurs et le risque lié au crédit continuant de limiter les prêts bancaires. Pour stimuler la croissance, les autorités ont mis en œuvre des réformes visant à améliorer l’environ- nement des entreprises, notamment l’identification des projets d’investissement prioritaires, l’adoption de la Loi Company and Allied Matters Act (pour le dévelop- pement du secteur privé) et le Plan de redressement du secteur électrique. Entre-temps, l’inflation annuelle moyenne a atteint son niveau le plus bas en plus de deux ans, mais avec un taux supérieur à 12 % elle a mis en évidence des condi- tions de liquidité restrictives, des pénuries de certains biens et une demande soutenue. Un nouveau déficit budgétaire de l’ordre de 5 % du PIB était attendu en 2018. Les efforts déployés pour recouvrer l’impôt sur les sociétés se sont accrus, mais l’insuffisance des recettes et l’adop- tion tardive du budget de 2018 ont entravé leur mise en œuvre (le versement des intérêts absorbe désormais plus de la
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