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8 le journal n˚ 128


POINT FORT Les astronomes font mousser TRAPPIST-1


Sept planètes de type terrestre ont été découvertes autour d’une petite étoile située dans le voisinage du Soleil. La configuration particulière de ce système offre la possibilité, pour la première fois, d’étudier leur éventuelle atmosphère et, pourquoi pas, de détecter des traces de vie


C


e n’est pas la première fois que l’on découvre une planète extrasolaire


de la taille de la Terre. Ni même un système entier comptant plu- sieurs objets similaires. De nos jours, il n’est pas rare non plus que l’on observe des planètes telluriques qui, vues d’ici, effec- tuent un transit devant leur étoile et évoluent dans ce que les astro- nomes appellent la «zone habi- table», zone qui autorise la pré- sence d’eau liquide (et donc de la vie) à leur surface. Dénicher une exoplanète autour d’une petite étoile proche du Soleil (à moins de 50 années-lumière de distance) est également devenu une habitude. Ce qui est exceptionnel,


«Nous sommes sur le point d’ouvrir un nouveau champ de recherche. Et cela grâce à des astronomes issus de l’École genevoise»


en revanche, c’est que l’étoile naine TRAPPIST-1 et ses sept compagnons réunissent tous ces paramèt res. Plus impor- tant encore: cet te décou- verte, publiée dans la revue Nat u r e d u 23 février et à laquelle l’Uni- versité de Ge- nève a contri- bué, offre sur


un plateau une possibilité que personne n’a vu arriver si vite: l’étude directe de l’éventuelle atmosphère d’une série de pla- nètes extrasolaires toutes sem- blables en taille à la Terre et dont trois sont situées dans la


zone habitable de leur étoile. Une perspective qui devrait se concrétiser dans moins de deux ans, le temps nécessaire au futur télescope spatial James-Webb de se déployer dans l’espace et de pointer son miroir dans la bonne direction, ce qui est déjà au pro- gramme.


ÉCOLE GENEVOISE «Connaître l’atmosphère de


ces planètes – si elle existe, car nous n’en savons encore rien –, c’est entrer dans leur intimité, apprendre leur histoire, mesu- rer, pourquoi pas, des signaux témoignant d’une activité de chimie organique, voire plus, s’extasie Didier Queloz, pro- fesseur au Département d’as- tronomie (Faculté des sciences) et à l’Université de Cambridge, coauteur de l’étude et instigateur du projet TRAPPIST à l’origine de la découverte.» Bref, 22 ans seulement après la découverte de la première planète extraso- laire, «nous sommes sur le point d’ouvrir un nouveau champ de recherche, ajoute l’astronome. Et cela toujours grâce à des as- tronomes issus de l’École gene- voise. En effet, les trois premiers auteurs de l’étude, bien que tra- vaillant actuellement en Bel- gique, à Berne ou au Royaume- Uni, ont passé des années à l’Université de Genève.» La découverte de l’étoile


TRAPPIST-1, située à seule- ment 39 années-lumière du sys- tème solaire, est due à l’équipe


2 mars au 16 mars 2017


de Michaël Gillon, actuellement chercheur à l’Université de Liège mais qui a effectué à la fin des années 2000 un séjour post-doc- toral de trois ans à l’Observa- toire de Genève dans le domaine des planètes extrasolaires. Responsable du programme


TRAPPIST (Transiting Planets and Planestisimals Small Teles- cope), un télescope belge de 60 centimètres de diamètre instal-


MICHEL MAYOR ET DIDIER QUELOZ LAURÉATS DU PRIX WOLF


Michel Mayor, professeur honoraire à la Faculté des sciences, et Didier Queloz, professeur au Département d’astronomie (Faculté des sciences) et à l’Université de Cambridge, se partagent le prix Wolf de physique 2017. Cette distinction, considérée comme l’une des plus prestigieuses de la discipline après le prix Nobel de physique, leur est attribuée pour leur découverte en 1995 de la première planète extrasolaire, 51Pegb. Depuis, des milliers d’exoplanètes ont été découvertes, dont les sept dernières présentées ci-dessus.


lé sur le site andain de La Silla au Chili et auquel collabore l’Observatoire de Genève, le chercheur belge s’est lancé de- puis quelques années dans un projet pilote de mesure systé- matique d’une soixantaine de naines ultra-froides et de naines brunes situées dans l’environ- nement immédiat du Soleil. Il s’agit d’étoiles très petites. Les premières possèdent une masse juste suffisante (un dixième de celle du Soleil) pour entretenir durablement les réactions ther- monucléaires responsables de leur éclat, les secondes n’attei- gnant pas ce seuil. Le but de TRAPPIST est la


traque des transits, c’est-à-dire le passage devant ces astres de planètes provoquant ainsi une baisse temporaire de la lumi- nosité. C’est ainsi que durant la première campagne de mesures, trois planètes très légèrement plus grandes que la Terre ont été détectées autour de l’étoile


DR


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