La réinstallation consiste à sélectionner et à transfé- rer, sous l’égide de l’UNHCR, des réfugiés d’un pays où ils ont cherché une protection vers un pays tiers qui a marqué son accord préalable pour leur octroyer un droit de séjour durable. Cette mesure offre une solution aux personnes qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine, mais ne peuvent pas non plus bénéficier d’une protection suffisante ou de perspecti- ves d’intégration dans le pays de premier accueil.
Dans le cadre de ce projet pilote, l’UNHCR a proposé des dossiers qui répondent aux critères posés par le gouvernement belge, à savoir les catégories « women at risk » venant de Syrie ou de Jordanie et « Palesti- niens » vivant dans un camp de réfugiés situé dans le no man’s land entre l’Irak et la Syrie.
C’est ainsi que le 2 mai 2009, une délégation de 5 collaborateurs du CGRA et de Fedasil s’est rendue en Syrie et en Jordanie pour une mission commune de sélection dans le cadre de ce projet. Durant cette mission de 2 semaines qui les a menés à Damas,
Amman et au camp de réfugiés palestiniens d’Al-Tanf, ces agents ont auditionné quelques dizaines de réfu- giés d’origine irakienne et palestinienne. Ces person- nes, qui se trouvaient dans une situation particulière- ment vulnérable, avaient fui la violence et la guerre en Irak et s’étaient ainsi retrouvées en Syrie, Jordanie ou dans le camp d’Al-Tanf.
Sur la base des auditions menées sur place, le CGRA a finalement sélectionné 47 réfugiés qui ont pu être accueillis en Belgique.
En outre, ce projet de réinstallation cadre avec un appel de l’Union européenne à réinstaller 2.500 réfu- giés d’origine irakienne en Europe. Avec l’instauration d’un programme européen de réinstallation en 2010 - pendant la Présidence belge de l’Union européenne - et le nombre croissant d’États membres pratiquant la réinstallation, c’est le moment idéal pour développer ce type de programme en Belgique.
Le CGRA plaide, depuis plusieurs années déjà, pour l’organisation de la réinstallation de réfugiés et ceci, en complément à la politique de protection au béné- fice des réfugiés qui ont atteint la Belgique. Vu l’exper- tise déjà accumulée en la matière, le CGRA est plus que jamais disposé à continuer à jouer un rôle prépon- dérant dans le débat concernant la réinstallation et est prêt à contribuer, en collaboration avec toutes les par- ties concernées, au développement d’un programme de réinstallation en Belgique. Ce programme doit par ailleurs se situer dans le cadre d’une approche globale de la politique d’asile et de migration.
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© Christophe Jansen
Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides
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