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LP Intervention Sociale Année 2008/2009
Spécialité métiers de l’Insertion et de l’Accompagnement Social
Annexes
Les risques désormais d’organiser une Free sauvage sont très importants (peine de prison,
amendes, saisies du matériel, garde à vue, …). Pour pouvoir survivre, le mouvement Techno (et un
grand nombre de « sound system » les accompagnants) se sont constitués en associations pour
défendre leurs raves et leurs rêves : le droit de faire la fête librement ! Ceux qui ont refusé de se plier
aux nouvelles exigences ont soit abandonné le milieu Techno soit quitté la France (dont un grand
nombre de Travellers). D’autres encore, comme moi, se sont résout à réaliser leur soirée Techno dans
des lieux relativement difficiles d’accès pour ne pas se faire « dénicher » par les représentants de
l’Etat.
J’en arrive aux différences avec les résultats obtenus par Sandy Queudrus que j’ai pu constater dans le
milieu Techno que j’ai côtoyé. Les « Teufs » ont aujourd’hui énormément changées en comparaison de
leur début. Le climat de bonne ambiance s’est énormément détérioré mais commence doucement à
revenir. Aujourd’hui, il existe deux types d’événementiels bien distincts : les « Technivals » qui sont
strictement encadrées et ne se produisent qu’après de longues négociations entre les associations du
mouvement Techno et l’Etat (et/ou ses représentants), et les petites Free-party a « visage humain ».
Dans un premier cas, concernant les Technivals, le site est imposé et très souvent grillagé, les autorités
policières sont fortement présentes, et le véritable « teuffeur » se sentira emprisonné dans un poulailler
(alors que bizarrement tous les « poulets » seront, eux, à l’extérieur). De plus la présence de dealer sera
très impressionnante puisqu’ils obtiendront l’information du lieu de l’évènementiel via les médias et
cela, longtemps à l’avance. Pour eux la tentation est souvent trop grande pour ne pas participer à de
telles manifestations malgré la présence policière. Ils savent très bien que des milliers de personnes s’y
rendront, et qu’il sera vraiment très aisé de réaliser d’importants profits. Or c’est la présence de
psychotropes à ces événementiels qui entretiennent la mauvaise image du milieu Techno.
Pour les adeptes de la musique Techno, une alternative existe :
Dans ce second cas, le site est choisi par les organisateurs de la fête (et n’est donc pas imposé par la
préfecture). Le nombre de participant à ces soirées ne sera que d’une centaine et l’information sera très
peu divulguée pour empêcher et minimiser la présence de représentants de l’Etat, mais aussi de dealer.
En effet, la grande différence (dans ce second cas) avec l’analyse effectuée par Sandy Queudrus vient
du fait qu’aujourd’hui la présence de vendeur de drogues est beaucoup moins importante dans ces fêtes
sauvages « secrètes ». Cela s’explique du fait que l’information du lieu où se déroule la soirée ne
circule qu’entre membres d’une petite communauté déjà habitués du milieu.
En conclusion et à la différence de l’analyse de Sandy Queudrus, la présence de néophytes dans ces
fêtes sauvages (et non dans les technivals) est ici réellement limité .Cela donne l’impression de se
retrouver au sein d’une famille ou toutes les personnes se connaissent (se retrouvant chaque Week-
end). De plus, le nombre de toutes activités rémunératrices (dont la vente de drogues) est véritablement
limité, voir parfois totalement annihilé. Nous sommes passé d’un maquis Techno à une TAZ (Zone
Autonome Temporaire) quasi privée. Cela s’explique par l’évolution de la loi à l’égard du milieu
Techno. Désormais, il lui faut se cacher davantage pour éviter la répression et le risque de se voir saisir
le « sound system ». Le culte du secret est obligatoire désormais. C’est un lieu clôt où il est vraiment
rare d’observer la présence de « nouvelles têtes ».
Malgré tout, le mouvement Techno survie réellement en ces soirées car elle reste « Free » : libre de
faire la fête sans restrictions aucunes (sauf peut-être dans le volume sonore …) Mais, cela est tout de
même relatif puisque l’on a obligation d’entretenir le culte du secret pour limiter le risque de voir les
représentants de l’état débarquer et stopper le bon déroulement de la manifestation.
Maugendre Pierre 9
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