LP Intervention Sociale Année 2008/2009
Spécialité métiers de l’Insertion et de l’Accompagnement Social
L’auteur se rattache au courant sociologique de l’Interactionnisme : La relation directe entre le
sociologue et les individus prévaut dans le but de cerner avec le plus de justesse possible et dans leur
contexte effectif, les modes de vie et activités des observés ainsi que leur univers symbolique. (P. 7)
Sandy Queudrus a effectué la lecture de nombreux ouvrages et de plusieurs articles pour mener à bien
son étude sur les Free party (comme le montre la bibliographie à la fin du livre). Mais lorsqu’elle fait
référence a un auteur c’est uniquement pour réutiliser les arguments de celui-ci (et non pour les
réfuter) ou pour utiliser une citation qu’elle juge pertinente à la rédaction de son ouvrage.
L’auteur s’est aussi basé sur plusieurs travaux d’Erwing Goffman tels Les cadres de l’expériences, La
mise en scène de la vie quotidienne (1 et 2) ou encore Stigmate. Malgré tout, bien que la lecture des
travaux de Goffman était nécessaire, celle-ci ne s’est pas avérée suffisante pour traiter pleinement des
modes d’engagements et des pratiques sociales en Free party.
Pour réaliser cette étude sur le mouvement Techno, l’auteur a aussi distribué et traité plusieurs
questionnaires (65 réponses obtenues). Elle a aussi et surtout effectué une observation semi-
participante sur le terrain (car non consommation de produits psychotropes et d’alcool) et s’est basée
régulièrement sur les discussions qu’elle a pu entretenir avec les acteurs des fêtes sauvages.
Résumé du livre
Le Phénomène étudié est le mouvement Techno de la fin des années 90 en France. L’auteur
cherche, dans un premier temps, à comprendre comment s’effectuent les distributions sociales au sein
de ce milieu et quelles peuvent être les divers modes d’engagements des différents participants.
En effet, le milieu étudié est très spécifique. La plupart des participants sont de jeunes adultes issus
pour une grande majorité des milieux populaires. Les participants aux fêtes sauvages ont pour la
plupart un niveau d’étude modeste et ont une visualisation relativement précaire de leur futur. Pour un
grand nombre d’entre eux, l’avenir est incertain et ils rejettent partiellement (voir pour d’autres
totalement) ce que leur propose la société actuelle.
Deux modes d’engagements à la fête sont principalement présentés. Celui des néophytes qui endossent
un rôle de « touristes » et celui des habitués : les teuffeurs.
Deux autres groupes sociaux sont aussi survolés dans ce livre tels les « racailles » qui sont très
stigmatisés par les teuffeurs, ainsi que les « Travellers » (voyageurs allant de technivals en technivals)
illustrant l’idéal du teuffeur.
Sandy Queudrus présente ce milieu comme un lieu où une reconversion sociale descendante
(P. 38) est possible pour certains chômeurs fréquentant ces fêtes sauvages. En effet, diverses activités
rémunératrices peuvent être réalisées au cours de ces soirées comme par exemple la vente de
psychotropes, la vente d’objets dérivés du mouvement Techno (Vinyls, T-shirt, …) ou bien encore la
vente d’alcool ou de nourriture. Alors que certains effectuent ces activités uniquement pour arrondir
leurs fins de mois, ou pour rembourser les psychotropes achetés, d’autres vont exercer ces activités
pour obtenir un « salaire » et/ou obtenir une position sociale avérée au sein de la fête. L’activité qui est
ici particulièrement étudiée est celle de la vente de psychotropes.
Selon Sandy Queudrus, le « métier » de dealer est ici une activité socialement et économiquement
structurée qui nécessite un savoir faire particulier. Il existe une grande différence entre les amateurs
qui vendent à l’occasion un peu de drogues le plus souvent pour amortir le coût du week-end et
financer leur propre consommation, et le professionnel qui cherche à écouler la totalité de son stock de
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