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de mécanisation et d’automatisation (WCS). Comment les éditeurs réa- gissent-ils à ces évolutions et à ces nouveaux besoins de performances ?


Optimiser les délais et la productivité


P


auvres WMS. Pour bon nombre d’entre eux, ces systèmes de gestion et de pilotage d’entrepôt ont été conçus à une époque où la


préparation des commandes était essentiellement BtoB, même dans la grande distribution. Où il fallait livrer quelques centaines de commandes par jour, souvent sur palettes. Cette logistique n’a évidemment pas dis- paru, mais l’évolution rapide du e-commerce a sensiblement modi- fié le contexte. Dans une activité BtoC, les entrepôts doivent désor- mais traiter 5.000 à 20.000 com- mandes par jour, voire plus. Quant aux délais entre la commande et la livraison au consommateur, ils se réduisent progressivement et sont dans certains cas limités à quelques heures. De plus, ces commandes sont bien souvent unitaires et les bonnes vieilles recettes de la logistique de masse ne fonctionnent plus pour la préparation de détail. Les processus de préparation gérés par le WMS se sont de fait adaptés pour pouvoir répondre le plus efficacement pos- sible à ces défis. Mais l’outil se doit désormais d’être une véritable plaque tournante, le chef d’orchestre des flux d’informations dans l’entrepôt, tiraillé de toutes parts par les exi- gences de réactivité et de connexion en temps réel avec les autres briques informatiques que sont le TMS, la plate-forme de e-commerce ou les logiciels de pilotage des équipements


La situation est bien résumée par Jean-Pierre Gautier, Directeur des métiers d’Acsep : « L’e-commerce, c’est le tout tout de suite, l’accélé- ration au niveau des services et des flux. Il est inenvisageable que des WMS passent plusieurs heures, la nuit, à calculer des vagues de pré- paration. Mais en même temps, il y a beaucoup plus de données à traiter en entrée, beaucoup plus de paramètres en sortie et de moins en moins de temps pour les traiter ». Classiquement, le WMS doit réaliser d’abord une opération de qualifica- tion du portefeuille de commandes durant laquelle il fait le tri entre les différentes commandes en fonction, notamment, de la nature des produits commandés (hors gabarits, fragiles, mécanisables, etc.) et de l’urgence de la commande (dans 1h, ce soir, demain). Sur la base de ce tri, il doit être capable de calculer et de priori- ser les missions de préparation et de réapprovisionnement en utilisant un certain nombre d’autres paramètres que sont les ressources disponibles dans l’entrepôt (opérateurs et outils de mécanisation), les chariots dans les allées en combinant des flux d’entrées/sorties, etc. Avec 2 objec- tifs qui peuvent sembler contradic- toires : optimiser à la fois les délais et la productivité. Premier constat : depuis quelque temps, les éditeurs de WMS orientés préparation de détail ne parlent plus trop de vagues de préparation dès lors qu’il s’agit d’ac- tivités BtoC. « Dans LMxt, depuis des années, nous ne préparons plus par vagues. Les commandes e-commerce ou de détail sont traitées en continu, au fil de l’eau, et sont libérées au fur et à mesure », affirme Evelyne Ray- naud, Directrice Commerciale France d’ A-Sis. Mais que signifie exacte- ment au fil de l’eau ? Explication de Jean-Christophe Henry, Direc- teur Général d’Infflux (Group CFD) : « Le WMS n’attend pas de traiter


NOVEMBRE 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°109 73


©JUNGHEINRICH


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