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ENQUÊTE Optimisation de tournées


Mehdi Jabrane, Mapotempo


un usage quotidien, d’où l’accent sur l’ergonomie et la simplicité d’usage », assure Mehdi Jabrane, Fondateur et Président de Mapotempo. Comme d’autres, la solution s’appuie sur des briques gratuites ou presque, comme la cartographie collaborative en open source d’OpenStreetMap ou des algo- rithmes d’optimisation quasi prêts à l’emploi. Dans son viseur : les respon- sables d’exploitation qui peuvent créer et modifi er les tournées intuitivement via une interface graphique visuali- sant les zones d’intervention de chaque chauffeur.


Cette facilité d’utilisation a


Darchambeau, Urbantz


Michael


Jonathan Bouaziz, Citodi


notamment retenu l’attention de Star’s Service, qui emploie Mapotempo pour certaines tournées de livraison sur Paris depuis juin, et plus récemment dans d’autres agglomérations. « Cela parti- cipe d’une nouvelle approche de l’op- timisation plus géographique pour cer- taines livraisons car sur le sujet, nous adaptons notre démarche et nos outils aux problématiques propres à chacun de nos métiers et de nos territoires d’intervention », précise Luis De Sousa, Responsable Projets SI métier chez Star’s Service. Pour preuve, l’entreprise travaille aussi de longue date avec une solution Ortec, et n’hésite pas dans cer- tains cas à s’en remettre à l’expérience accumulée par ses chauffeurs sur une zone de livraison donnée. Tous sont en tout cas dotés d’un smartphone, et c’est par ce biais qu’ils reçoivent les tour- nées éventuellement optimisées par les outils (voir interview page BB).


Le smartphone en tournée Chez


Urbantz, le smartphone joue


d’ailleurs un rôle clé dans la propo- sition de service, qui dépasse le strict cadre de l’optimisation de tournées. La plate-forme collaborative lancée en 2015 par la start-up belge vise surtout à rassembler de petits acteurs du trans- port, de 1 à 200 véhicules, au service de la livraison du dernier km. Par son biais, des retailers peuvent par exemple se constituer un réseau de prestataires, ou une start-up se doter d’une colonne vertébrale


logistique. « Urbantz va


réceptionner les commandes, créer des tournées de livraison optimisées via un algorithme développé en interne mais surtout en suivre le déroulement colis par colis en temps réel, en informant


42 N°109  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - NOVEMBRE 2016


jusqu’au destinataire », résume Michael Darchambeau, son Cofondateur. Et le smartphone est au cœur du disposi- tif car le chauffeur va y récupérer sa mission optimisée, et renseigner par son biais le suivi d’exécution jusqu’à la livraison. De 25.000 colis traités sur ses quelques mois d’activité en 2015, Urbantz compte passer à 1 M cette année entre la France, la Belgique, le Royaume-Uni et l’Espagne, et vise car- rément les 100 M l’an prochain. Reste que dans l’Hexagone, l’acteur de la livraison qui a commencé à s’appuyer sur ces services cette année entend res- ter discret. Pas de smartphone, pas de tournée chez Citodi, dont le modèle mélange le mode opératoire de la livraison urbaine avec celui des coursiers. La formule s’adresse à des transporteurs souhai- tant augmenter le nombre de livrai- sons assurées dans la journée par leurs livreurs, de 10 à 15 %. « S’ils partent au départ avec un certain nombre de colis, seule la 1ère


étape leur est indi-


quée, et ce n’est qu’une fois qu’ils se sont acquittés de la livraison que la 2e leur est poussée par notre solution via le smartphone », explique Jonathan Bouaziz, Fondateur et Président de la start-up. Il pourra s’agir de livrer un colis à proximité, de passer en cher- cher un dans un magasin ou un site logistique urbain, ou même de croiser un collègue pour échanger un paquet que lui sera mieux en mesure de livrer, compte tenu de la zone de livraison concernée par ses propres colis. Diffi - cile de gérer le principe de créneaux horaires dans ces conditions, mais Citodi revendique un délai moyen de livraison de 3 h, sachant que les 2 premiers transporteurs qui utilisent le service sont des sociétés de coursier mais qu’un transporteur doté de plus d’une centaine de véhicules teste la solution. Un délai susceptible d’inté- resser aussi des e-commerçants prati- quant le ship-from-store. Ce panorama ne saurait être exhaustif, mais il rend compte des dynamiques à l’œuvre et des opportunités à saisir pour chacun via l’optimisation de tour- nées. Avec la possibilité plus qu’avant de lancer facilement des tests pour en confi rmer l’intérêt. 


MAXIME RABILLER


©CITODI


©URBANTZ


©MAPOTEMPO


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