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desservent un peu sa lisibilité, pour les entreprises en primo-équipement comme pour les autres.


S


ur le papier et dans ses prin- cipes, l’optimisation de tour- nées présente plus que jamais de l’intérêt pour tous les mail- lons de la chaîne. Et plus seu- lement sous l’angle de l’ajustement des ressources, du gain de temps ou de la réduction des km parcourus (près de 5 % en moyenne, parfois 10 % ou plus, selon Geoconcept). Pour un char- geur, industriel ou distributeur, c’est la perspective de mieux répondre aux attentes des clients, entreprise ou parti- culier, dont les exigences se renforcent en matière de délais ou de visibilité sur le déroulement de la livraison. Côté transporteur, l’enjeu se pose plus en termes opérationnels et de niveaux de services, mais aussi d’opportunité de conquête de nouveaux clients. Pourtant, le taux d’équipement peine à décoller en France (voir encadré page 40). Il faut dire qu’en pratique, la feuille de route n’est pas simple à tra- cer pour choisir un outil. A chacun de s’y retrouver entre des éditeurs établis comme PTV Group, Geoconcept, Ortec, Descartes ou Optilogistic, qui pro- posent une palette de logiciels dédiés, et des start-up qui sont souvent en décalage dans leur façon d’aborder les enjeux et dans leur proposition tech- nologique, plutôt axée web et smart- phone. Le tout s’inscrivant dans un monde du transport où les priorités en matière de SI tendent plutôt du côté de la télématique embarquée et des TMS (certains proposant une brique d’op- timisation de tournées, en propre ou via des acteurs cités…). La richesse de l’offre et sa dynamique d’innovation


Etayer la démarche logistique Chez Carrefour, ce questionnement sur l’évolution des solutions proposées par les éditeurs s’est posé en 2013. Un appel d’offres a consulté les grands du marché, pour finalement retenir celui en place, Ortec. « L’enjeu était d’avoir les outils permettant d’accompagner la refonte de notre Supply Chain via une optimisation plus sophistiquée des tournées entre nos entrepôts et nos magasins. L’idée étant de passer à une approche multi-site, avec une mutua- lisation de différents flux », explique Samy Kchok, Directeur Projets Trans- port de Carrefour France. Le travail préparatoire a été long, mais un POC (Proof of Concept) vient de démar- rer pour valider les choix techniques, avant un pilote opérationnel début 2017, puis un déploiement national (voir interview page 43).


Ce type de projet d’envergure est assez emblématique du positionnement d’un acteur comme Ortec, dont la palette de solutions de planification a même débordé du monde du transport depuis sa création aux Pays-Bas, il y a 35 ans. « C’est particulièrement le cas en France, où notre activité d’optimisation de tournées se concentre de fait sur d’im- portants chargeurs, notamment dans la grande distribution. Ailleurs, les clients sont plus divers en taille et en secteur d’activité », note Olivier Trullier, Direc- teur des Opérations France d’Ortec.


Une optimisation à plusieurs niveaux


Reste que l’offre d’Ortec et consorts s’ef- force de couvrir l’essentiel des niveaux d’optimisation : stratégique (structura- tion des flux entre les usines ou les entre- pôts et les sites destinataires), tactique (schéma de livraison, dimensionnement des moyens) et opérationnelle (calcul des tournées sur la base des commandes réelles). Sans oublier le volet temps réel qui s’est ajouté et porte sur le suivi d’exé- cution de la livraison. C’est celui qui voit converger un maximum d’acteurs, aussi bien de nouveaux entrants type start-up que les solutions de télématique embar- quée qui tracent le véhicule de livraison


Michel Waterschoot, Descartes


Systems Group


Olivier Trullier, Ortec


Marc Dalbard, PTV Group


Didier Robert, Geoconcept


NOVEMBRE 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°109


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©DESCARTES


©GEOCONCEP


©PTV GROUP


©ORTEC


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