TABLE RONDE
d’applications verticales, c'est-à-dire de diffuser l’information à tous les niveaux, au sein d’une même organi- sation informatique qui comprend le CRM, l’Order Management, le WMS et le TMS. Tous ces modules sont néces- saires pour gérer l’ensemble de la chaîne client, avec cette traçabilité nous permettant d’informer directement nos clients sur la position de leurs colis, sans aller chercher l’information sur une interface transporteur ». Luc de Murard rappelle également que Crosslog a développé dès le départ sa propre solution, car il estimait qu’il était « difficile de trouver sur le marché un outil qui était à la fois WMS et TMS. L’agilité de l’entreprise dépend de notre agilité à développer notre outil mais aussi à modifier les process, et pour cela l’informatique est essentielle ». Crosslog a d’ailleurs proposé sa solu- tion informatique développée en interne à certaines sociétés, comme Petit Bateau ou Louis Vuitton.
Des histoires de tuyaux Un autre élément hautement straté- gique pour la plupart des participants à cette Table Ronde est le transport. « Je pense que nous sommes tous organisés de la même manière, avec des partenariats pour l’ensemble des « tuyaux », si je peux m’exprimer ainsi. Nous en avons une dizaine, d’UPS à Taxicolis, parisien par exem- ple, et nous offrons au client la possi- bilité de se brancher là où il le veut », avance Adrian Diaconu. « Je pense qu’une des raisons qui a aussi poussé nos clients à externaliser, c’est d’avoir trouvé chez nous une tarification transport intéressante, liée à la mas- sification avec tous les transporteurs de la place, intervient Stéphane Sen- tis (Neolog). Notre spécificité est notre liaison un peu particulière avec La Poste, je parle d’une liaison opéra- tionnelle évidemment car nous som- mes soumis aux mêmes conditions tarifaires que le marché, et nous en avons une également avec un autre gros prestataire de la place puisque nous assurons la logistique de Kiala au niveau national ». « Notre particu- larité est de ne traiter la logistique e-commerce qui si nous assurons le transport et la distribution », inter-
Les participants
Eric Sarrat, Président de GT Logistics La branche logistique du groupe fami- lial GT (qui comprend également la partie transport GT Location) a été créée il y a 10 ans, avec une forte acti- vité en logistique industrielle. L’intérêt pour l’e-commerce ne date que de trois ans, avec le rachat de L4 Logistics. Le CA e-commerce du groupe s’éle- vait en 2011 à 12 M€. L’objectif en 2012 est de recentrer cette activité sur les marchés BtoB, les Pure Players de la vente sur catalogue, les distribu- teurs spécialisés ou la logistique fine de pièces détachées, et moins sur l’évé- nementiel et le déstockage.
vient Frédéric Fenni, qui rappelle aussi que SLS-GCI s’est fait une spé- cialité de la livraison de produits volumineux à deux personnes, avec des contraintes de protocole que sont notamment les rendez-vous. « On peut se demander si les marchés de la logistique et de l’e-logistique ne vont pas être captés par les transporteurs, qui ont intérêt d’un point de vue stra- tégique à remonter dans la chaîne de valeur. Je pense qu’on peut avoir des surprises à ce niveau-là, prédit Olivier Moreau. Chez Orium, nous avons clai- rement choisi de nous mailler avec une multitude de transporteurs. Nous en avons une trentaine et voulons aller au-delà parce qu’en termes de négo- ciation des prix, c’est un des éléments essentiels », ajoute-t-il. « Il faut avoir
78 N°66 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUILLET-AOÛT 2012
Stéphane Sentis, Président exécutif de Neolog Filiale du groupe La Poste, Neolog (500 personnes, environ 300 M€ de CA) assure pour le compte du groupe des prestations de logistique tradition- nelle avec une dizaine d’implantations en France, mais aussi l’achat et la gestion d’un peu plus de 6.000 liaisons de transport quotidiennes auprès de 650 transporteurs du marché. L’acti- vité de logistique e-commerce, débu- tée il y a quatre ans et progres- sivement déployée sur les 10 plates- formes de Neolog (120.000 m2
), est
devenue un relais de croissance pour l’entreprise.
au moins trois réseaux dans nos partenariats : la livraison à domicile, le relais et l’express, car c’est ce que veulent proposer nos clients », indique Christian Morin, qui souligne égale- ment les solutions de livraison directe dans les pays européens. Le mot de la fin revient à Luc de Murard, qui apporte la preuve que le transport a un impact sur l’organisation des logis- ticiens. « Si nous avons choisi Moissy pour installer notre dernier entrepôt, c’est parce que c’est juste à côté du centre de tri de La Poste, qui reste aujourd’hui, même si sa part de mar- ché a tendance à baisser, l’un des acteurs incontournables dans la livrai- son e-commerce ». ■ PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON
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