Libeskind n’est pas hostile à la méca- nisation, la preuve : SED Logistique a choisi d’installer un trieur pour son client Brandalley, afin d’accompagner sa croissance et de gérer les pics d’activité. « Ensuite, la deuxième étape est de définir ensemble comment mutualiser cet outil, car l’avantage de l’automatisation est de pouvoir éten- dre la plage horaire de son utilisation plus facilement qu’avec une prépara- tion 100 % manuelle », ajoute-t-il. La mutualisation pour amortir l’investis- sement de la mécanisation, Franck Grimonprez l’a aussi constatée dans sa région Nord. « Je connais trois grandes enseignes déjà équipées qui mutuali- sent aujourd’hui avec des enseignes extérieures à leur périmètre de com- merce », atteste-t-il.
Informatique rime avec stratégique
Une fois encore, Olivier Moreau passe à l’offensive : « La stratégie d’ADS est très intéressante, très spécialisée. Je la
trouve personnellement très risquée. Orium a fait un choix un peu diffé- rent, en orientant ses investissements dans les systèmes d’informations, non pas en interne, mais pour donner de l’avantage concurrentiel à nos clients. C’est ce qui nous différencie ». D’ail- leurs, l’informatique est tellement stratégique qu’elle fait souvent, chez les prestataires de la logistique e-com- merce, l’objet de développements spé- cifiques. « Nous avons plutôt choisi des WMS du marché que nous avons beaucoup customisés sur la partie assistance à la préparation de com- mandes. En revanche, nous étions partis sur une formule externalisée, via une SSII et nous avons réinter- nalisé pour répondre à la rapidité du marché en termes d’interfaces », explique Rolf Beyer. Même approche chez Morin Logistic. « Nous utilisons
une version largement customisée du WMS Magellan de GFI Informatique mais nous avons développé en interne tout ce qui concerne la partie expédi- tion, étiquetage et toutes les opéra- tions aval, comme l’asilage [ndlr : insertion d’un coupon, catalogue, document… d’un tiers non concurrent du e-commerçant] », précise Christian Morin. « Nous sommes des logisti- ciens, nous n’avons pas vocation à créer des systèmes d’informations », considère pour sa part Ivan Louge, en reconnaissant tout de même qu’ID Logistics dispose d’une équipe d’une quarantaine d’experts pour faire com- muniquer les différentes couches informatiques et assurer une traçabi- lité globale. Le sujet inspire également Emmanuel Kowalski, dont la société Shipleader est adossée à une SSII, Wexlog : « Nous avons perçu le besoin
JUILLET-AOÛT 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°66 77
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