TABLE RONDE Les participants
Christian Morin, Président de Morin Logistic Morin Logistic a fait ses débuts il y a plus de 50 ans dans la messagerie et le transport de colis. En 2000, c’est le pionnier français de la logistique e- commerce, avec un premier client, Top Achat, puis RueDuCommerce. Aujourd’hui, Morin Logistic
emploie
450 personnes dans 115.000 m2 d’entrepôts, traite 7 M de colis et réa- lise un CA de 45 M€. Outre les pres- tations classiques, il propose également des services à valeur ajoutée tels que studios photo, solutions d’asilage colis, emballage cadeaux, recondition- nement, kitting.
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nance de l’informatique. « Le logisti- cien va chercher à aller plus loin, jusqu’au site d’e-commerce, certains d’entre vous sont en train de le propo- ser. Nous, avec nos petits moyens, nous pensons que ce n’est pas notre rôle, mais c’est une vraie question straté- gique », reconnaît-il, en constatant qu’un acteur comme Amazon a une avance énorme dans ce modèle d’inté- gration complète de l’informatique.
Quand faut-il automatiser ? Informatisation et mutualisation, cela rime-t-il avec automatisation ? Pour Adrian Diaconu, qui affirme avoir investi 30 M€ depuis 2002 en instal- lations et en machines, la réponse est oui. « La flexibilité est donnée par l’automatisation. Nous sommes capa-
bles de passer de 30.000 colis à 150.000 colis par jour en utilisant ce levier, avec très peu d’apport supplé- mentaire en personnel intérimaire ». A l’opposé, Rolf Beyer prône plutôt l’uti- lisation intelligente de l’informatique afin de trier préalablement les com- mandes et de déterminer l’organisa- tion la plus simple pour le picking. Ivan Louge est apparemment en phase avec ce pragmatisme : « Quand vous avez un système très automatique, n’êtes-vous pas cantonné à cibler les mêmes clients ? », se demande-t-il tout haut. « Nous développons les trois approches (manuel, semi-automatique et automatisé), cela dépend du nom- bre de références », tente de le rassu- rer Adrian Diaconu. En revanche, la réponse du côté de CEPL, connu pour
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être un gros utilisateur d’équipements mécanisés, est plus inattendue. « En logistique e-commerce, il faut être extrêmement flexible, s’adapter et il faut évidemment de l’automatisation. Mais cela dépend des clients. Pour certains, nous préparons à 99 % à la main et je ne vois pas vraiment ce qui va changer dans un proche avenir, alors que pour d’autres, c’est presque l’inverse », déclare Jean-Michel Perbet. « Automatiser n’est pas un objectif », résume Christian Morin, qui insiste sur le travail d’analyse préalable des process par rapport « à la typologie des produits, à la quantité client, au volume traité ». Chez Morin Logistic, une partie des cycles est en cours d’automatisation en ce qui concerne les flux chaussures et textile. Jérôme
Luc de Murard, PDG de Crosslog Créée en 2000, Crosslog travaille quasi exclusivement (à 85 %) dans la logistique e-commerce. Le presta- taire possède trois entrepôts spécia- lisés sur des secteurs distincts : la logistique des produits haut de gamme (notamment cosmétiques), la puériculture et les équipements de la maison, et un troisième site dédié au textile. Crosslog a réalisé en 2011 un CA de 16 M€ (transport inclus) pour 150 collaborateurs.
Jean-Michel Perbet, Président de CEPL CEPL (Compagnie Européenne de Prestations Logistiques) a été fondée en 1998 par Thierry Ortmans, auquel a succédé il y a quelques mois Jean- Michel Perbet, ancien DG de Sony France, puis de Sony Europe (entre 1994 et 2002). Ce prestataire est spé- cialisé dans le picking détail multi-réfé- rences, y compris dans l’e-commerce, avec une trentaine de sites en Europe, en France, en Espagne, en Allemagne et dernièrement, aux Pays-Bas. CEPL prévoit cette année de réaliser un CA de 210 M€.
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