DOSSIER S&OP Suite de la page 58
tées par une réunion S&OP avec un comité restreint, correspondant au Comité de direction (Directeur Général, Directeur Industriel, Directeur Supply
Patrick Truyé, Directeur Supply Chain, Sourcing et IT de Comap
Chain, Directeur Marketing, Directeur Administratif et Financier et Directeur Commercial) ainsi qu’un représentant des deux réunions « business review » et « industrial review ». Ces trois réunions se tiennent chaque mois. Les informations pré- sentées et discutées lors de la réunion S&OP, en l’occurrence la projection du stock et du CA à 12 mois, sont un élé- ment majeur expliquant l’implication de la Direction Générale. « Enfin on remonte les principales alertes tant sur le business que sur l’outil industriel nécessitants d’éventuels arbitrages ou décisions », poursuit Patrick Truyé. « Ce qui fait la diffé- rence par rapport à avant, c’est notre capacité à parler en euros, la langue des financiers et de la Direction Générale », estime Emmanuel Bruel.
Quid de l’outil ? Les évolutions de l’ou- til Azap ont été réali- sées de manière à être en adéquation avec ce processus. « Aupara- vant, le commerce ne validait pas systéma- tiquement la prévi- sion. Dès que nous avons établi le pro- cessus de « business review », nous avons amplifié le dialogue
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avec chaque filiale de façon à les aider et les inciter à s’accaparer l’outil Azap. Nous avons été aidés pour cela par la possibilité de la solution de fonc- tionner en mode web. En effet, Azap donne accès à la prévision de ventes depuis n’importe quel endroit, via le web. Chaque Directeur de filiale peut donc à distance se connecter à Azap et valider la prévision qui concerne son activité », explique Patrick Truyé. Le processus est dès lors collaboratif et la validation des prévisions s’effectue à horizon cinq mois. « Les Directeurs de filiales disposent de quatre jours pour valider leurs prévisions sur le web. La « business review » a lieu ensuite ; l’occasion de challenger si nécessaire », complète Patrick Truyé. Par ailleurs, Comap est en train d’affiner le modèle Azap pour ne plus avoir une seule prévision mais trois pour les filiales employant plusieurs canaux de distribution (cross-dock, directe et local). Ce modèle de prévision multi-canal est actuellement en cours de mise en œuvre. Néanmoins d’une façon générale, même si l’outil offre de grandes possibilités, Comap insiste sur l’importance du processus. « Azap était nécessaire mais pas suffi- sant, résume Patrick Truyé. Et de compléter : Il nous fallait passer par un outil facilement acces- sible et compréhensible pour que le Commerce se l’accapare. Mais la prévision ne se résume pas à Azap. Nous avons amélioré la loi de consommation des prévi- sions de ventes par les com- mandes et parlons désormais de prévision de la demande (au lieu
de prévisions de ventes). En outre, nous avons mis en place un DRP (Distribution Resource Planning) afin que les quantités approvisionnant les stocks des filiales découlent directement des prévisions validées par les filiales. »
Des résultats très satisfaisants
Les résultats sont édifiants ! Le taux de service est passé de 85 % (début 2010) à 97 % durablement, et même 98 % aujourd’hui. Les stocks de produits finis ont chuté de 20 jours équivalents en CA. « Ce qui représente 15 M€ », révèle Patrick Truyé. Autre bienfait de ce projet évoqué par Comap : l’amélioration globale de la fiabilité de la prévi- sion malgré la crise et une réelle capacité d’anti- cipation sur les événements à venir. S’agissant de demain, l’industriel a encore plus d’un tour dans son sac ! Optimiser la gestion de la demande erra- tique, la gestion des promotions et la formation des prévisionnistes sont les prochains axes d’amé- lioration déjà définis. ■ JULIA FUSTIER
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