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transport et de l’environnement de l’époque avait mis en ligne une matrice sous Excel (retirée depuis), réalisée avec l’aide du CNR (Comité National Routier), qui permettait d’estimer les surcoûts de l’écotaxe en fonction du point de départ des produits et de la ville de livraison. Mais les modalités de calcul ont finale- ment été jugées non valides par le conseil d’Etat. Il ne reste plus désormais qu’à effectuer cette estimation « à la main », à partir d’une distancier précis et de la cartographie du réseau taxable disponible sur le site du Ministère, et à condition de savoir, dans le cas d’un chargeur, quel est l’itinéraire exact emprunté par ses marchandises. Les édi- teurs informatiques planchent égale- ment sur le sujet. C’est le cas de PTV qui est en cours de finalisation d’un widget, qui sera disponible gratuitement sur son site, et qui donnera le montant de l'éco- taxe en fonction des codes postaux de départ et d'arrivée saisis, pour un camion de 15 t à trois essieux. Côté transporteur, il propose un outil plus


précis, Map & Guide, qui calcule plu- sieurs trajets à la fois et peut modifier le profil de véhicule. Il conviendra égale- ment de ne pas oublier les éventuels coûts administratifs de l’écotaxe. « Un chargeur devra calculer au cas par cas ce que lui répercute en écotaxe chaque transporteur. C’est absolument ingéra- ble et cela entraîne des coûts supplé- mentaires en moyens de contrôle en interne, et du temps pour la gestion de cette taxe », déplore Pascal Perrochon, Responsable Affaires Internationales, Transport et Logistique de l’UIC (Union des Industries Chimiques), qui défend une approche contractuelle et forfaitaire à l’année.


Se préparer au changement Hormis l’estimation budgétaire, com- ment se préparer au mieux à l’écotaxe poids lourds ? Peut-être en commen- çant par échanger avec ses transpor- teurs sur les moyens d’en réduire les impacts (optimisation du taux de rem- plissage, recherche de productivité


compensatoire, passage éventuel au 44 t, etc.). « En revanche, nous décon- seillons d’entamer dès à présent d’éven- tuelles négociations commerciales en prenant en compte l’effet de la taxe Poids Lourds, c’est tout à fait préma- turé car le risque est de la payer deux fois », prévient Christian Rose. Le sujet itinéraire/réseau emprunté risque de devenir un élément important de dis- cussion. Cela ouvre également des perspectives pour le Supply Chain Manager, notamment sur des opéra- tions de report modal, de mutualisation et de pooling. Pour redonner tout son sens au préfixe « éco » de l’écotaxe. ■ JEAN-LUC ROGNON


Liens utiles


■ Le décret n°2012-670 du 4 mai 2012 (publié au JO le 6 mai) consultable sur le site http://www.legifrance.gouv.fr


■ La cartographie du réseau taxable http://cartelie.application.developpement- durable.gouv.fr/cartelie/voir.do?carte=Bande_ Decret_ScanIGN&service=DGITM


JUILLET-AOÛT 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°66 47


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