DOSSIER Mobilité
l’opération de maintenance se déroule en sous sol ou dans un bâtiment entouré d’une dalle de béton ! L’autre option consiste à fonctionner en mode asynchrone. Dans ce cas, le technicien n’a nul besoin d’accéder au réseau 3G ou Wifi pour tra- vailler. Les données sont régulièrement synchro- nisées, automatiquement ou manuellement. « Le mode asynchrone (en embarquant les applications et les données dans le terminal) améliore la fluidité et la rapidité des applications », ajoute Arnaud Affergan. Ce système offre aussi une plus grande maîtrise des coûts de communication.
Jusqu’à la gestion des pièces de rechange Sans oublier les pièces de rechange. Le technicien déclenche des ordres de réapprovisionnements à partir de son PDA ou de sa tablette. « Le technicien
peut consulter sur sa tablette ou son Smartphone son stock disponible de pièces détachées dans son camion. Il est capable de réaliser un devis sur place pour son client si la pièce est disponible. Dès lors que la pièce sort physiquement du stock, le technicien le déclare dans son outil. L’informa- tion est alors envoyée au siège qui déclenche un réapprovisionnement. A l’inverse, si le technicien n’a pas la pièce avec lui, il sera capable de don- ner au client une indication sur le délai », détaille Michel Sasportas. Les pièces sont envoyées ensuite : soit chez le technicien itinérant ; dans un point de stockage (type Homebox, etc.) où il se rend régulièrement ; dans une agence locale de son entreprise ; ou encore directement chez le client. Chez Bubendorff (voir interview page 92), les techniciens disposent dans leur véhicule utili-
Le Paledo : une tablette au service de la maintenance industrielle
Johannes Aubertin, Project Manager chez Syntactix
Intervention d’un technicien de maintenance avec le Paledo
Paledo, vous avez dit Paledo ? « Paledo signifie Paperless Documentation », introduit Johannes Aubertin, Project Manager chez Syntactix, éditeur allemand dont la spécificité est de réaliser des « Softs » sur mesure pour ses clients. Le Paledo, dédié à la maintenance industrielle, fait exception à cette règle puisqu’il s’agit d’un produit commercialisé depuis 2010 auprès de 14 clients (VAG Nuremberg, RWE, E.ON, etc.). De quoi s’agit-il ? Un logiciel, concocté par Syntactix, associé à une tablette durcie, du fabricant Motion Computing (modèle F5v avec Window 7). « Nous n’avons pas d’exclusivité avec Motion Computing mais pour l’instant, nous ne connaissons pas d’autre équivalent sur le marché », indique Johannes Aubertin. Une myriade d’informations (documenta- tions, plans techniques, etc.) sont consultables sur cet écran tactile de 10 pouces. Le technicien de maintenance peut y saisir toutes les données nécessaires dans des formulaires de saisie ou même ajouter des commentaires sur des photos prises. L'écriture des techniciens est numérisée par reconnaissance de caractères automatique. « Nous avons opté pour une solution avec un stylet car une utilisation avec le doigt manque souvent de précision pour remplir des formulaires. Quant à la taille
de l’écran, nous avions constaté chez nos clients un niveau de complexité élevé des pro- tocoles, pour lesquels un écran de PDA est trop petit et donc peu lisible », développe Johannes Aubertin. Des fonctionnalités permettent également de vérifier la véra- cité des mesures saisies et d’avertir si celles-ci dépassent le niveau de tolérance configuré préalablement. « La réalisation de photos et vidéos est aussi une option intéressante dans le cas, par exemple, où un technicien sur le ter- rain ne sait pas résoudre une panne. Il peut se connecter avec le bureau central (par Skype, etc.) et partager les photos afin d’être aidé par une per- sonne plus expérimentée », illustre Johannes Aubertin. Par ailleurs, la tablette est dotée de lecteurs de codes-barres et RFID. Syntactix n’a pas opté pour une solution « en temps réel ». Paledo fonctionne donc avec un système de synchronisation manuelle (3G, Wifi, socle, etc.). « Nous observions souvent des problèmes de perte de données et de Work- flow avec des solutions fonctionnant en synchronisation permanente », jus- tifie Johannes Aubertin. Avec une autonomie de quatre/cinq heures et une deuxième batterie de support, les techniciens peuvent assurer une journée de travail en continu. Les bénéfices escomptés avec cette solution sont les suivants : une réduction des coûts grâce à la sup-
90 N°64 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2012
©SYNTACTIX
© J. FUSTIER
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