This page contains a Flash digital edition of a book.
MANAGEMENT


calcul pour intégrer le facteur humain. Ce facteur qui peut jouer un rôle dans la réduction de l’incertitude est la résultante d’une appréciation parfois intuitive mais juste des collaborateurs. Il va alors de soi que le magasin, quel que soit sa taille, doit mobiliser et motiver ses responsables pour qu’ils interviennent dans le processus de prévision. Chacun en effet, pour bien connaître son secteur (par exemple les ventes de produits blancs ou bruns particulièrement sensibles au contexte économico-social), peut et doit alors apporter sa vision, son appréciation et éventuellement ses corrections à ce qui a pu être établi via l’informatique. C’est la mise en commun de ces appréciations et la transmission d’élé- ments fiables que les collaborateurs peuvent obtenir par leurs contacts en interne comme en externe qui est importante surtout lorsqu’il est prévu des événements en particulier comme des changements de gammes ou des opérations promotionnelles. C’est donc un process collaboratif permet- tant une bonne communication entre les hommes qui pourrait à n’en pas douter permettre de réduire la part d’incertitude que comportent toujours les prévisions. Mais concerne-t-il aussi les fournisseurs ? A entendre ces derniers pas suffisamment, car ils sont trop souvent mis devant les chiffres sans autre forme d’échange.


Un dictat sur ses fournisseurs via les prévisions


Alors en guise de conclusion, on résiste mal à ne pas vouloir affirmer que de plus en plus la grande distri- bution exerce une sorte de « dictat » sur ses fournisseurs via les prévisions. Ces derniers d’ailleurs, compte tenu de l’importance stratégique que repré- sentent les volumes vendus en GMS et la pertinence des chiffres annoncés, suivent bien volontiers le plus souvent les indications qui leur sont ainsi don- nées. D’aucuns pourraient d’ailleurs laisser entendre qu’ils se basent sur les prévisions de la distribution pour arrêter les leurs. Mais mesurer la limite de ce dictat revient finalement à situer le risque. Il reste du côté du fournisseur qui est tout de même libre de faire jouer son libre arbitre ! ■


80 N°64 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2012


Une tendance au désengagement de la grande distribution


Johnson & Johnson note de son côté une tendance de la grande distribution à se désengager des prévisions de ventes sur le fond de rayon pour laisser la main à ses fournisseurs, tout en exigeant d’eux une plus grande agi- lité. Véronique Adenis et Dominique Schermesser rap- pellent néanmoins les bénéfices d’une approche collaborative en matière de prévision, en particulier sur les promotions, levier important de différenciation pour les grands distributeurs.


«A


Véronique Adenis, Directrice Associée Demand Planning, Johnson & Johnson Santé Beauté France et


Dominique Schermesser, Directeur du centre d’expertise service client EMEA Johnson & Johnson Group


près la vogue du CPFR, nous constatons chez Johnson & Johnson Santé Beauté France une tendance au désengagement de nos clients de la grande distribution par rapport aux prévisions de ventes, qu’ils demandent à leurs fournisseurs d’assurer, en attendant également une réactivité accrue aux variations de la demande. Cette démarche s’appuie sur un savoir-faire et des outils de prévi-


sions de ventes qui se sont largement développés et amélio- rés ces dernières années, et permettent aujourd’hui à des industriels comme Johnson & Johnson Santé Beauté France d’assurer une prévision des ventes fiable, malgré les incerti- tudes du marché. Elle s’explique également par la très nette réduction du niveau des stocks chez les distributeurs sur les dernières années, qui réduit les effets d’amplification des varia- tions de la demande (du type « Bullwhip Effect ») qui mettaient notre chaîne d’approvisionnement à rude épreuve. En ce qui concerne le fond de rayon, l’objectif des distributeurs est de maximiser la disponibilité des produits et de minimiser le niveau de stock. Ils mettent à présent l’accent sur la réduction du temps de cycle et l’augmentation de notre réactivité. Notre Supply Chain doit devenir de moins en moins dépendante de la prévision. Nos clients se montrent même moins demandeurs des processus les plus matures de la gestion partagée des approvi- sionnements, comme la GPA.


S’affranchir des prévisions par l’agilité En résumé, pour les articles du fond de rayon, les acteurs de la GD attendent de notre chaîne d’approvisionnement une agilité qui permette de s’affranchir de la prévision. Cette tendance, constatée sur le fond de rayon, peut parfois induire quelques effets néfastes sur les opérations promotionnelles. En effet, sur cette partie de l’activité, la collaboration, bien que plus dévelop- pée que sur le fond de rayon, peut stagner, et dans certains cas, nous constatons une réduction de l’anticipation et une baisse de la fiabilité des informations transmises par nos clients.


Une collaboration déterminante sur les promotions Or, l’attente de nos clients en termes de différenciation et d’im- pact des promotions est de plus en plus forte. En effet, les opé- rations promotionnelles représentent pour les distributeurs un


Suite page 82


©JOHNSON & JOHNSON


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88  |  Page 89  |  Page 90  |  Page 91  |  Page 92  |  Page 93  |  Page 94  |  Page 95  |  Page 96  |  Page 97  |  Page 98  |  Page 99  |  Page 100  |  Page 101  |  Page 102  |  Page 103  |  Page 104  |  Page 105  |  Page 106  |  Page 107  |  Page 108  |  Page 109  |  Page 110