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POUR VOS APPELS D’OFFRE Richard Armstrong,


Consultant et Fondateur d’Armstrong & Associates


« Le fret maritime a moins souffert que le fret aérien »


Comme chaque année, le cabinet d’experts américain Armstrong & Associates publie son Top 50 des pres- tataires logistiques mondiaux. Son fondateur, Richard Armstrong, revient sur les points marquants de ce classement mondial et sur les tendances 2012 du Freight Forwarding.


Supply Chain Magazine : Quels sont les points les plus frappants dans la nouvelle édition du Top 50 des prestataires 3PL mondiaux (Global 3PL) publiée par Armstrong & Associates (voir page 72) ? Richard Armstrong : Globalement, il n’y a pas d’énormes changements d’une année sur l’autre. Le classement et les capacités des 3PL mondiaux n’ont pas évolué de manière signifi- cative en 2011 par rapport à l’année précédente. Des géants comme DHL, Kuehne+Nagel ou encore UPS ont encore étendu leur périmètre sectoriel, dans des domaines comme la logis- tique mondiale de l’industrie pharma- ceutique, ou encore, la logistique des pièces détachées. Il faut également noter la stratégie du N°4, Nippon Express, une sorte d’UPS Made in Japan. L’année dernière, je vous disais que seulement 20 % de son activité était réalisée en dehors du Japon. Mais cette année, en mars, Nippon Express a fait une importante acquisition en rachetant AGS (Associated Global Systems), un prestataire américain de taille moyenne spécialisé dans le transport domestique (notamment sur le dernier kilomètre) et international, ainsi que sur l’entreposage aux Etats- Unis. C’est une information intéres- sante. J’ai également noté que C.H. Robinson connaissait une hausse assez forte de ses trafics, probable- ment due au fait qu’il est davantage impliqué dans des opérations de plus en plus mondiales, notamment en Europe et en Asie. Quant à UPS, qui n’était pas au mieux en 2011, le rachat de TNT Logistics [NDLR : et de Kiala en France] devrait l’impliquer davan- tage en Europe, y compris en tant que prestataire logistique. On peut égale- ment distinguer deux prestataires


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européens, DSV et Damco (groupe Maersk), qui ont développé récem- ment des politiques très offensives sur le territoire de l’Amérique du Nord.


SCMag : Qu’observez-vous de nouveau concernant l’offre proposée par les prestataires ? R.A. : Les prestations deviennent de plus en plus mondiales et dans ce cadre, le système d’information reste évidemment un élément fondamental pour construire une prestation effi- cace et performante. Les outils infor- matiques deviennent de plus en plus sophistiqués. Je remarque également que l’utilisation des technologies de mobilité se généralise pour améliorer l’efficacité de bon nombre d’activités opérationnelles sur le terrain.


SCMag : Quelles sont les tendances 2012 sur le marché mondial des prestations 3PL de Freight Forwarding et de la logistique contractuelle ? R.A. : Je travaille actuellement sur une étude sur le sujet, par grandes régions géographiques. Ce que je peux


vous dire pour le moment, c’est qu’il est clair que le marché est plutôt mitigé. Au niveau mondial, la crois- sance est très limitée, à un chiffre. Au niveau des trafics, on peut aussi affir- mer qu’une partie substantielle de cette croissance sera dans le fret mari- time, qui a moins souffert que le fret aérien. Ce dernier demeurera en stag- nation, après avoir baissé de manière importante. Bref, il n’y a pas tellement de quoi se réjouir. Du côté des Etats- Unis, le transport remonte la pente grâce à une reprise des exportations, en particulier vers l’Asie. C’est sans doute la meilleure nouvelle de ce bilan : le trafic maritime aux Etats-Unis connaît actuellement une croissance d’environ 10 %. Ce n’est pas une surprise, les volumes augmentent en Asie, notam- ment en Chine, avec une croissance de 7,5 ou 8 %. En ce qui concerne les économies française et européenne, qui sont à mon avis sur le point d’en- trer à nouveau en récession, les volumes et le trafic sont en baisse et cela aura des conséquences sur la plu- part des Freight Forwarders européens qui essayent d’ajuster et de maintenir leur profitabilité dans un contexte plutôt morose. Mes prévisions pour 2012 ? Je pense que l’on peut tabler pour la région Asie Pacifique sur une croissance bien supérieure à celle du reste du monde, à 8-10 %, contre 4 à 5 % pour l’Amérique du Nord et pas plus de 1 à 2 % pour l’Europe. ■ JLR


©ARMSTRONG & ASSOCIATES


©K+N


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