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POUR VOS APPELS D’OFFRE


dis 3PL gérée par Geodis 4PL n’a pas progressé. Cela prouve bien l’indépen- dance de SCO sur le marché. C’est notre fierté et c’est aussi la crédibilité du système. Car si l’ensemble des grands acteurs logistiques participent à cette offre, c’est qu’ils sont convain- cus que SCO « joue le jeu ». Geodis est devenu, pour certains, leur premier client, dans la durée, la transparence et l’honnêteté. C’est la base de tout le système. Par ailleurs, nous avons tra- vaillé à la mise en place de la certifi- cation CIPS (Chartered Institute of Purchasing and Supply) que nous comptons obtenir au second trimestre 2012. Le CIPS est une accréditation mondiale qui mesure l’excellence des organisations Achat et Supply Chain. L’obtention de cette certification démontre, dans un souci de « Conti- nuous Improvement », notre capacité d’évolution et d’adaptation à en envi- ronnement en constante mutation. En outre, l’obtention de cette certification démontre la qualité et le profession- nalisme de notre politique d’achat, de nos processus et de notre système de management.


SCMag : Dans ce cas, quelles sont les synergies avec le reste des activités 3PL de Geodis ? J-L.D. : Commercialement, nous pou- vons porter ce concept auprès d’un portefeuille de clients histo- riques de Geodis au travers de Geodis Global Solutions (GGS), l’organisation trans- verse de pilotage des grands comptes. Plusieurs grands groupes mondiaux sont mûrs « intellectuellement » pour aller vers ce type de solution, mais c’est un choix qui engage, car il y a une intégration, un partage des objectifs stratégiques très étroit. Sur ce type de contrat, le client attend une fiabilité et une excellence opération- nelle de même niveau aux quatre coins du globe. Cela me paraît donc relativement difficile pour un futur client 4PL de lancer un appel d’of- fres sans avoir préalable- ment développé cette rela-


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tion de confiance, testé la perfor- mance opérationnelle de son parte- naire en tant que 3PL, ainsi que sa fia- bilité dans la durée. Cette relation est graduelle, elle ne se constitue pas du jour au lendemain. Un grand compte peut commencer à travailler avec nous sur un segment de la Supply Chain, par exemple le Freight Forwar- ding, puis nous allons développer une opération de Cross-Selling qui nous amènera à traiter aussi la partie logis- tique contractuelle, puis peut-être un pilotage transport, un partenariat LLP (Lead Logistic Provider), puis au stade ultime, après des années et une satis- faction totale, le client nous deman- dera peut-être d’avoir une approche 4PL, d’abord régionale puis mondiale.


SCMag : Quels sont les clients de SCO, hormis IBM ? Quels sont leurs profils ? J-L.D. : Outre les 13 % du CA global représentés par SCO, il y a aussi une partie de contrats pré-existants à la création de SCO qui sont pilotés dans GGS. J’estime que cette activité de pilotage « End-to-End », avec le recours à des prestations externes, représente entre 20 et 25 % du CA global de Geodis. Outre IBM, nous gérons une dizaine d’autres dossiers, mais je ne peux vous citer aucun nom, pour des raisons de confidentialité.


Nous montons progressivement en puissance. Nous gérons par exemple les flux de bout en bout sur une zone Europe Asie pour un acteur du High Tech. En termes de secteurs, c’est sou- vent très lié au High Tech et à l’Auto- motive, aux produits de grande consommation avec une forte valeur ajoutée, sur des Supply Chains com- plexes, davantage orientées « Built to Order » que « Built to Stock », avec des exigences de « Lead Times » très courts. Nous travaillons sur des Sup- ply Chains qui nécessitent flexibilité et agilité. Cela peut aussi s’appliquer au textile, nous avons d’ailleurs deux clients dans ce secteur.


SCMag : Comment formalisez-vous ce type de prestation 4PL ? J-L.D. : Ce sont des partenariats à long terme. Un véritable contrat 4PL à moins de 10 ans n’a pas de sens. Car le principe de ces contrats est de pren- dre en main le pilotage d’une Supply Chain complexe, de sortir la com- plexité de l’organisation industrielle de certains grands comptes de leur apporter flexibilité et économies. Dans certains contrats, où c’est la flexibilité qui prime, on peut aller très vite vers du transactionnel, se retrouver avec des coûts variables, avec des prises de risques au niveau de Geodis. Tout cela fait l’objet de discussions contrac- tuelles, avec un plan de réduction de coûts sur la période. SCO reprend une masse de dépenses de départ, de contrats logistiques qu’il s’engage à piloter de la manière la plus créatrice de valeur, la plus flexible possible, en donnant à la Supply Chain l’agilité qu’elle n’a pas aujourd’hui, tout en réduisant les coûts. Je l’ai dit, cette offre s’adresse avant tout à des Supply Chains larges et complexes. Mais nous commençons à voir apparaître, et nous les accueillons avec intérêt, des demandes de sociétés de taille moyenne qui ont réussi sur un terri- toire géographique donné et souhai- tent se lancer dans des aventures à l’export avec un partenaire capable de les accompagner dans leur développe- ment avec une solution clé en main de bout en bout. ■ PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON


©GEODIS


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