lidation ou de déconsolidation de pro- duits entre l’Asie et les clients finaux en Europe. »
Des tours de contrôle
Les grands prestataires logistiques, à l’image de DHL Supply Chain avec le dossier Flunch, adoptent le concept de « tour de contrôle », une cellule d’ex- pertise qui mesure l’efficacité d’une Supply Chain et coordonne les diffé- rents acteurs pour gagner en agilité et en réactivité, princi- palement sur la partie trans- port, avec des engagements en matière de réduction de coûts. « Nous sommes de plus en plus fréquemment con- frontés à des problématiques de pilotage transport. Pour nous, cela représente prati- quement un dossier sur deux. Le client élargit le périmètre de sa demande, parce qu’il a une certaine confiance en son prestataire et en la maturité de ses outils de TMS (logiciel de gestion du transport) », analyse Eric Hémar, PDG d’ID Logistics. Même constat chez K+N, qui pilote par exemple le transport pour l’ensemble de la distribution des Brasse- ries Kronenbourg, vers leurs clients de la grande distribution. Souvent, le prestataire joue un rôle d’organisateur, de chef d’orchestre, mais pas de com- missionnaire : les transporteurs conti- nuent à être payés par le chargeur lui- même. Outre la partie gestion opéra- tionnelle et la gestion des litiges, sa valeur ajoutée consiste aussi à propo- ser à dates régulières des plans de Re- engineering afin d’améliorer la solu- tion globale en termes de coûts et de qualité de service.
La logique Door-to-Door Ce pilotage du transport peut s’étendre d’ailleurs bien au-delà des frontières de l’Hexagone, il peut aussi concerner les flux amont vers les usines, ou bien les flux de grand import. Cela rejoint une autre tendance, la logistique intégrée, dite « Door-to-Door », pour finalement couvrir (ou en tout cas superviser) tout ou partie de l’ensemble de la chaîne : préparation des marchandises en Asie,
acheminement et suivi de conteneurs, gestion des procédures douanières, logistique portuaire, stockage, co-Pac- king, préparation de commandes, expédition des flux vers le consomma- teur final. Ce mouvement, que l’on observe chez plusieurs logisticiens qui cherchent à se constituer une activité « Overseas » ou Freight Forwarding, est sans doute encouragé par la demande des grands donneurs d’ordre, notam-
Jean Schmitt, Président d’Heppner
©CONHEXA
©DHL ©MGF
ment dans la distribution. « Il faut se méfier du discours Marketing qui consiste à dire : comme nous avons tous les métiers, nous sommes de fait capables de piloter l’ensemble de votre Supply Chain, prévient Emmanuel Bonnet, Directeur du développement de Rhenus France, dont le groupe revendique sa spécificité de multi-spé- cialiste, avec une activité Overseas importante. N’importe quel transpor- teur routier est capable de faire du Freight Forwarding et un commission- naire maritime peut très bien affréter des camions, faire déconditionner la marchandise, la fractionner et l’injecter dans les réseaux de distribution. Mais le plus compliqué, c’est de savoir coor- donner toutes ces opérations à grande échelle de la manière la plus efficace possible. Là où se fait la différence, c’est dans la gestion de tous les flux d’informations complexes. Il faut pou- voir s’appuyer sur un maximum d’in- formations en quasi temps réel et être
William Parramore, Directeur de
la division logistique contractuelle de Kuehne+Nagel France
Eric Hémar, PDG
d’ID Logistics
MAI 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°64 43
ID LOGISTICS
©JP GUILLAUME
©HEPPNER
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