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RETOUR D’EXPÉRIENCE L’IDF fait au mieux


La Banque Alimentaire de Paris/Ile-de-France distribue des aliments à 250 associations de la région pari- sienne. Malgré un manque de moyens logistiques, son activité a augmenté en 2011.


a Banque Alimentaire de Paris/ Ile-de- France (BAPIF) est la seule à couvrir toute une région. 60 bénévoles y travaillent, dont 20 pour la distribution. 250 associations viennent s’approvisionner auprès de sa plate-forme de dis- tribution d’Arcueil. Annie Neveu, Responsable logistique bénévole de la BAPIF, souligne l’exi- guïté des lieux, du fait de coûts de stockage éle- vés en région pari- sienne : 500 m2


L de


Jean-Claude Michelot pèse les produits frais que les associations emportent.


surface logistique et deux petites chambres froides. La BAPIF dispose d’entrepôts de stockage, deux principaux à Ville- neuve-le-Roi (94) et Lieusaint (77) totalisant 2.500 m2 et deux pour les


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surgelés, à Dreux et à Orly. Faute d’obtenir une seconde plate-forme de distribution à Paris XIXe


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qui aurait facilité le transport et la logistique des associations caritatives du nord de la région pari- sienne, des travaux de modernisation vont être prochainement réalisés à Arcueil. En 2010, 5.612 t ont été distribuées, contre 5.850 t. (+4,2 %) en 2011. « De plus en plus de gens sont à la rue, même des retraités, des étudiants ou des gens qui travaillent à cause de la cherté des loyers », constate Annie Neveu. Elle met en avant « des approvisionnements atypiques par rapport aux autres Banques. » En général, la moitié des den- rées de la BAPIF vient de l’Etat et de l’Union Européenne, et même 60 % en 2011. La collecte de novembre a représenté un quart des approvi- sionnements l’année dernière, 8 % provient de la ramasse quotidienne auprès de la grande distri- bution, et 7 % des industriels, part en baisse. A la marge, d’autres Banques qui reçoivent des pro- duits frais de producteurs régionaux lui en don- nent parfois une partie.


Une bonne couverture des besoins Gilles Le Merrer, Responsable approvisionnement de la BAPIF, explique la gestion des stocks : « La Fédération nous demande nos besoins sur deux ou trois ans pour ventiler les produits provenant de l’Etat ou de l’Union Européenne. J’établis des besoins prévisionnels pour l’année, puis au niveau mensuel. Les dons des industriels sont très


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irréguliers. La BAPIF couvre ainsi ses besoins sans surstock ni sous-stock, grâce à son histo- rique de besoins lissé sur trois ans, auquel s’ajoute une marge de sécurité et de croissance. Nous travaillons ensuite en méthode FIFO (First In, First Out) en fonction de la date limite d’uti- lisation optimale des produits. » Des transporteurs régionaux livrent Arcueil en camions complets


Daniel décharge la ramasse de produits frais.


(33 palettes) avant 8 h du matin. Chaque jour, les produits secs et le lait sont préparés pour le lendemain. Les fruits et légumes de l’industrie agroalimentaire et des distributeurs sont en libre- service et pesés sur place. Les surgelés sont pré- parés à l’arrivée de l’association pour des raisons de chaîne du froid. Dès 4 h 30 du matin, Daniel, bénévole, fait la tournée dans les supermarchés avec un camion frigorifique mis à disposition par Fraikin, faisant quatre à cinq allers-retours dans la matinée. Les associations caritatives s’approvi- sionnent le matin à partir de 9 h et en début d’après-midi. « Nous venons deux fois par semaine, une fois pour le sec et une pour le frais et le surgelé, indique Gisèle, de la Croix-Rouge Val de France. Le samedi après-midi, nous distri- buons aux familles après avoir préparé les colis le matin. Nous manquons de lait pour bébé. Nos véhicules sont mutualisés avec la Croix-Rouge du Val d’Oise. » Pour Aline, d’Aide aux Familles Défavorisées à Draveil (91), qui participe à la col- lecte de novembre des Banques alimentaires, « la BAPIF donne assez pour 600 personnes, mais j’ai 2.000 personnes dans le besoin. Je tente de cou- vrir la différence en allant directement sur les plates-formes des distributeurs. » Les associations versent un pourcentage de la valeur des mar- chandises à la Banque Alimentaire pour couvrir les frais logistiques. Ainsi, une association qui aide 280 familles sur Stains et Pierrefitte (93) a payé 12.700 € en 2011 pour une valeur réelle de 295.000 €. ■ CHRISTINE CALAIS


©C.CALAIS


©C.CALAIS


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