TABLE RONDE Les participants
Eric Grognard Directeur Commercial d’AspenTech pour la France, le Benelux et la Suisse L’Américain AspenTech existe depuis 30 ans et emploie 1.300 personnes. C’est le principal éditeur de solutions APS pour les industries de procédé (chimie, pétrochimie, oil & gaz, chimie de spécialités), bien qu’il intervienne également chez certains clients dans d’autres domaines connexes. Son CA avoisine les 320 M$ dont la moitié concerne les activités Supply Chain (planification de production et ordon- nancement).
Olivier Rouvière Directeur des Ventes d’Infor SCM pour l’Europe du Sud, Moyen Orient et Afrique du Sud Infor est le N°3 mondial des ERP, derrière SAP et Oracle. Au sein du groupe, Infor SCM est une organisa- tion entièrement dédiée à la Supply Chain, autour des suites Infor 10 Sup- ply Chain Execution et Infor 10 Sup- ply Chain Planning. Cette dernière regroupe des modules « Best of Breed » (indépendants des ERP Infor) et des solutions pour des secteurs ver- ticaux (pharmaceutique, chimie, cos- métiques, pièces détachées, agroali- mentaire, boissons, etc.).
que l’on adresse chez TXT de façon très différenciée par rapport au sec- teur des biens de grande consomma- tion. Sur les aspects prévisions, à notre sens, c’est complètement diffé- rent de gérer la problématique prévi- sion dans la distribution spécialisée par rapport à d’autres secteurs. » Eric Duris tente de prendre le contre-pied, sous forme de boutade : « Pourquoi vouloir verticaliser un APS alors que la finalité est d’amener de la trans- versalité dans l’entreprise ? Notre outil tel qu’il est construit permet d’adresser ces différentes probléma- tiques sans mettre en place une logique de verticalisation ». « Je ne suis pas du tout d’accord, riposte Ariel Weil, c’est vrai qu’un APS est trans-
versal, mais je suis désolé, quand on parle de planification de production, fabriquer des produits frais avec des dates de péremption ou des produits High Tech, ce n’est pas la même chose. Et la spécialisation n’est pas du tout contradictoire avec le fait d’être transversal. » « Chez FuturMaster, sou- ligne Etienne Allier, les mêmes fonc- tionnalités nous permettent d’adresser le secteur des produits frais et ultra- frais. Nous les utilisons aussi à pré- sent dans les médicaments parce qu’il y a aussi des problématiques de péremption des produits et dans le High Tech car les produits se périment très vite technologiquement parlant, etc. Nous n’avons pas jugé nécessaire de faire des offres verticalisées car lors
78 N°61 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JANVIER-FÉVRIER 2012
Ariel Weil Directeur Général de Dynasys Basée à Schiltigheim en Alsace, Dyna- sys est spécialisée sur le marché des APS depuis 26 ans. Sa solution unique intégrée nSkep couvre tout le Supply Chain Planning : prévisions des ventes, gestion des tailles et des promotions, planification et optimisation de la dis- tribution, de la production et des approvisionnements, ainsi qu’une solu- tion transversale pour le S&OP. Son CA est proche de 6 M€ (+25 % en 2011), avec une cinquantaine de collaborateurs. Secteurs de prédilec- tion : agroalimentaire, pharma, luxe, Automotive, industrie. Nouveaux mar- chés : Aerospace, défense, télécoms.
de la mise en place l’outil, nous acti- vons ou non les fonctionnalités néces- saires aux processus adéquats ». La fin du débat prend des allures politico- philosophiques entre Dynasys, farou- che adepte de la verticalisation et les partisans de la flexibilité, comme SAP ou Oracle, qui affirment la main sur le cœur que la verticalisation est un « carcan pour le client ». Ariel Weil tente alors une motion de synthèse : « Aujourd’hui, tout évolue, les solu- tions doivent se rapprocher du besoin du client. Il faut garder une flexibilité et une adaptabilité même lorsqu’il s’agit d’une solution verticale ». La parole est aux clients… ■ PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON
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