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TABLE RONDE Les participants


considérons que l’APS doit couvrir toutes les boucles de planification et partir d’un S&OP pour arriver jusqu’à un Scheduling, martèle Eric Duris, Co- gérant de JMS EMEA. Et d’ajouter : L’outil est une chose, mais les exper- tises doivent être bien distinctes parce qu’on ne fait pas du S&OP comme on fait du Scheduling dans les ateliers ».


Christian Charvin Global Solutions Manager France chez SAP


Leader mondial des ERP, SAP propose également depuis une quinzaine d’an- nées des solutions Supply Chain (SAP SCM) pouvant fonctionner de manière indépendante, couvrant de la prévision jusqu’à l’ordonnancement (avec APO et des outils « On Demand », qui devraient sortir prochainement), mais aussi des solutions autour de la gestion du transport, de l’entreposage et de la pièce de rechange. Cette activité SCM pèse environ 500 M€ au niveau mon- dial, avec 2.500 clients actifs, sur un CA global du groupe de 12,4 Md€.


zon de six mois à un ou trois ans, va déclencher des simulations sur le très court terme. Vous n’êtes plus sur des horizons de temps figés ». Ce qui per- met à des clients comme DCNS (chan- tiers navals) d’éviter d’approvisionner trop tôt des éléments de navire dont l’immobilisation coûte très cher (comme un réacteur nucléaire par exemple). « Il y a un autre cas où,


René Desvignes Président Directeur Général d’Ortems Ortems, dont le siège est situé à Limo- nest, en banlieue lyonnaise, est un édi- teur spécialisé dans la planification industrielle et l’ordonnancement de production, avec plus de 10.000 utilisa- teurs dans plus de 40 pays. Son positionnement initial est de fournir aux grands comptes des modules de planification / ordonnancement fonctionnant derrière les grands ERP du marché. Plus récemment, Ortems a développé un composant dédié aux PME.


pour moi, le Scheduling [ndlr : l’or- donnancement] est stratégique et entre dans le monde de l’APS à 100 %, c’est dans ce qu’on appelle le Capable to Promise/Available to Promise : ai-je la capacité de produire cette com- mande ? Est-ce que ma ligne va être disponible ? Est-ce que les temps de changement vont être cohérents ? », rebondit Christian Charvin. « Nous


Les Pharaons ont disparu « Aujourd’hui, les processus trans- verses de S&OP couvrent tout, depuis les prévisions des ventes jusqu’à la charge capacité… et effectivement, l’opérationnel. Chez Dynasys, nous appelons cela le « Daily S&OP ». Je vous vois prendre des notes, mais on a déposé la marque, lance Ariel Weil avec un grand sourire. Cela est cohé- rent avec le pragmatisme et la volonté de réduction de coûts des sociétés. » « Mais au fait, où sont passés les projets APS « pharaoniques » ? », demande Jean-Philippe Guillaume. « Nous avons quelques très grands projets chez nous, répond Olivier Rou- vière, Directeur des ventes d’Infor SCM pour l’Europe du Sud, comme par exemple avec SABMiller, un pro- jet S&OP prévisions, planification et ordonnancement, qui a démarré il y a quelques années. Mais en revanche, le client ne nous a pas signé un chèque pour les 10 prochaines années, le pro- jet s’effectue par étapes, région après région, usine après usine, entrepôt après entrepôt. » « C’est vrai qu’ils se comptent sur les doigts d’une main, mais nous signons toujours avec de gros acteurs mondiaux pour des pro- jets, ou plutôt des programmes, qui vont dépasser les trois ou cinq ans, et concerner 80 à 150 sites industriels équipés. Nous communiquerons des- sus en temps voulu », promet Florian Foresti. Un brin provocateur, Olivier Dubouis reconnaît qu’il y a encore des


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Table Ronde APS réunie par Supply Chain Magazine le 13 janvier dernier


72 N°61 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JANVIER-FÉVRIER 2012


©C.POLGE


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