Visite en images de la stérilisation du CHI Robert Ballanger
caux Stériles) ne sont pas en reste et font l’objet de tests (marquage unitaire) conjoin- tement menés avec deux autres hôpitaux belges et trois fournisseurs. « A la cible, nous souhaiterions pouvoir lire les codes dans les blocs opératoires afin d’inclure l’ensemble de ces éléments dans le dossier patient infor- matisé », projette Frédérique Frémont. Plu- sieurs autres sujets logistiques sont actuel- lement à l’étude. Le CHI a récemment démarré avec le fabricant Johnson & John- son Ethicon les commandes de DM en mode EDI (Échange de Données Informatisé) et envisage prochainement de mettre en place l’utilisation des avis d’expédition, de récep- tion et des codes SSCC (Serial Shipping Container Code). « Notre circuit logistique s’industrialise et se fluidifie », commente Frédérique Frémont. Sans oublier la mise en œuvre imminente du WMS (Warehouse Management System) Gildas de KLS, couplé à des stockeurs rotatifs, qui devrait démarrer en février par les DM.
Le circuit du médicament se soigne ! Ces dernières années ont également été mar- quées par un projet de grande envergure visant à sécuriser le circuit du médicament. La solution choisie ? L’implantation d’ar- moires robotisées de stockage et de dispen- sation de médicaments dans les unités de soins. Le projet s’est étalé sur quatre ans, entre 2004 et 2007, et a consisté dans un premier temps à installer 27 armoires robo- tisées dans l’ensemble des services. Un investissement de 1,2 M€ aura ainsi été nécessaire. Ces armoires sont reliées infor- matiquement à la pharmacie permettant de suivre en temps réel les mouvements de stockage et de déstockage. Leur accès se fait par reconnaissance digitale avec habilita- tion. « Leur intérêt est triple : sécuriser la prise du médicament, optimiser la gestion des stocks (dotation large et adaptée, moins de ruptures de stock des médicaments en dotation et de bons d’urgences, plus aucune commande à faire, gestion facilitée des retraits de lot) et améliorer la traçabilité », énumère Arezki Oufella, Pharmacien au CHI Robert Ballanger qui ajoute à cette liste de bénéfices : « la dynamique de modernisation des conditions de travail des services et l’harmonisation des méthodes de travail favorisant la polyvalence des équipes ». Preuve en est : des résultats quantitatifs substantiels. Les lignes de commande ont diminué de 40 % grâce à une meilleure organisation et à la rationalisation des réap-
1. Après une première étape de pré-désinfection, les instruments, toujours immergés dans un bain désinfectant, arrivent en stérilisation pour subir la seconde étape dite de lavage. Chaque bac correspond à une intervention et est accompagné d’une fiche navette détaillant son contenu.
2. Le lavage est vérifié visuellement. Les dispositifs médicaux sont ensuite conditionnés sur des plans de travail. Chaque article est alors scanné un par un, limitant ainsi les risques d’erreurs de préparation.
3. Une fois les boîtes préparées, elles sont envoyées à l’autoclave afin d’être stérilisées.
4. A la sortie des autoclaves, un pharmacien assure un dernier contrôle permet- tant la libération de la « charge » (constituée de plusieurs contenants).
GS1 revient sur sa collaboration avec les hôpitaux :
« GS1 France accompagne les hôpitaux adhérents dans l’intégration des standards pour leurs projets d’établissement, en définissant avec eux les axes d’accompagne- ment qui leur permettront de tirer pleinement avantage des standards GS1 et de rentabiliser au mieux leurs investissements. Dans ce cadre, le CHI Robert Ballan- ger est devenu un établissement pilote puisque suite au succès de son projet de tra- çabilité unitaire des instruments, il a planifié l’utilisation des standards pour la traçabilité des chimiothérapies, le suivi des stocks de dispositifs médicaux et de médicaments, l’identification des patients et la mise à disposition des informations dans le cadre du dossier patient » ■
provisionnements. Les bons d’urgence ont quant à eux chuté de 80 %, générant des gains de temps conséquents. Ces équipe- ments ont aussi pour vocation « d’économi- ser » des postes de préparateurs. « Par rapport aux méthodes traditionnelles, la masse salariale nécessaire est entre trois et quatre fois moindre », estime Arezki Oufella. Par ailleurs, une étude réalisée avant et après installation des armoires a révélé que les erreurs de préparation des tiroirs sont pas- sées de 3 % à 0,6 %. Ce chiffre a de nouveau diminué grâce à l’informatisation des pres- criptions. En effet, celles-ci sont maintenant
interfacées avec les armoires. Les taux d’er- reur de préparation atteignent dès lors des niveaux inférieurs à 0,25 %. Actuellement, 45 % des prescriptions sont informatisées et l’hôpital se fixe d’atteindre 100 % d’ici fin 2012. D’autres projets sont dans les tuyaux comme la possibilité de scanner tous les pro- duits délivrés à l’unité par les infirmier(e)s aux patients. Mais pour cela, le condition- nement individuel est un pré-requis. Une contrainte pour les fabricants mais un chaî- non indispensable pour assurer une traçabi- lité totale jusqu’au lit du patient. ■ JULIA FUSTIER
JANVIER-FÉVRIER 2012 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°61 39
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