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RETOUR D’EXPÉRIENCE


Projet de traçabilité unitaire des instruments, utilisation des standards GS1, informatisation des prescriptions médicales et interfaçage avec des armoires robotisées de dispensation de médicaments... Le CHI (Cen- tre Hospitalier Intercommu- nal) Robert Ballanger ne manque pas de remèdes pour prendre soin de ses flux !


Frédérique Frémont, Ingénieure en organisation – Assistante de gestion du CHI Robert Ballanger


Arezki Oufella, Pharmacien au CHI Robert Ballanger


CHI Robert Ballanger Faire rimer santé avec traçabilité


Le CHI


(Centre Hospitalier Intercommunal) Robert Ballanger en bref


■ Hôpital intercommunal situé sur quatre communes (Tremblay- en-France, Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Sevran) desservant une population d’environ 400.000 personnes


■ 640 lits : - 450 lits de court séjour (médecine, chirurgie, maternité et pédiatrie)


- 50 lits de SSR (soins de suite) - 190 lits de psychiatrie


■Une antenne à la maison d’arrêt de Villepinte


(UCSA - 900 détenus) et dans la zone de rétention de Roissy -CDG


L 38 N°61 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JANVIER-FÉVRIER 2012


a traçabilité, sujet d’actualité omniprésent dans l’esprit des directions d’entreprises indus- trielles et de distribution… Mais pas seulement ! Les hôpitaux mènent aussi des réflexions approfondies sur ces sujets. C’est le cas du CHI (Centre Hospitalier Inter- communal) Robert Ballanger, situé en Seine- Saint-Denis, qui nous a présenté les projets actuellement menés. « L’hôpital a souhaité développer la traçabilité pour augmenter la sécurité du patient. Le premier projet lancé dans ce domaine a porté sur la traçabilité des instruments chirurgicaux », introduit Frédérique Frémont, Ingénieure en organi- sation – Assistante de gestion du CHI Robert Ballanger. Le principe consiste à marquer individuellement chaque instrument chirur- gical. « Il existe ainsi un lien entre instrument, boîte, patient et processus de stérilisation », se félicite-t-elle. Rapidement s’est posée la question de la technologie et du type de code à graver. L’hôpital a opté pour un « gravage laser » pour les instruments du bloc opéra- toire et pour une « pastille Infodot » pour ceux utilisés en service de soins. La solution du laser garantit une meilleure tenue de


l’équipement mais son coût est plus élevé qu’une pastille. En collaboration avec GS1 France, il est décidé d’utiliser les standards GS1 sous forme de DataMatrix. « Nous fai- sons graver notre parc existant et lors des renouvellements de matériel, nous deman- dons aux fournisseurs, dans nos appels d’of- fres, de procurer des instruments gravés respectant notre codification », explique Fré- dérique Frémont. Lancé il y a deux ans et demi, ce projet commence à porter ses fruits. « 20 % de nos instruments chirurgicaux sont actuellement marqués par un DataMatrix. Ayant commencé avec les plus utilisés, nous estimons que les stérilisations de boîtes pour le bloc opératoire sont tracées à l’instrument dans la moitié des cas et à 100 % pour les instruments dédiés aux services de soins », complète l’Assistante de gestion du CHI. Outre les apports en termes de traçabilité, ce projet est source d’économies grâce à la diminution du taux de non-conformité et par conséquent, du nombre de re-stérilisations.


Des projets logistiques en gestation Les DMI (Dispositifs Médicaux Implantables – tels que les prothèses, implants, valves car- diaques, etc.) et les DMS (Dispositifs Médi-


©J. FUSTIER


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