This page contains a Flash digital edition of a book.
RESTAURATION DE LA CHAPELLE ET DE LA TOUR DE PENNAFORT La Chapelle Notre-Dame-de-Pennafort est de construction


récente, puisque édifiée en 1857 sur les plans d’André PELLICOT de Seillans. De style néo-grec, ce petit temple, avec son porche à colonnes, a beaucoup de charme et mérite qu’on s’attache à sa conservation. La vierge honorée dans cette chapelle est toujours l’objet de la vénération des callassiens qui ont conservé la tradition pieuse d’aller à son sanctuaire en pèlerinage le lundi de Pentecôte. Le pèlerinage avait été institué en reconnaissance d’un bienfait accordé à la population de Callas qui, vers 1720, lors d’une longue sécheresse, avait placé son espérance en Notre Dame et obtenu la cessation de cette calamité. La majeure partie de la chapelle fut construite sur un site religieux médiéval dont le seul vestige restant est marqué par la présence d’une tour dite sarrasine (édifiée aux XIe et XIIe siècles, elle constitue certainement l’un des vestiges des ouvrages qui, au Moyen-âge, défendaient cette plate-forme).


Aujourd’hui cette tour, d’un grand intérêt historique, accuse le poids des ans (800 à 900 ans) et sa partie supérieure s’est effondrée. La municipalité de Callas, aidée par l’association de Rénovation du Patrimoine Culturel Callassien, en collaboration avec la Fondation du Patrimoine, a décidé de restaurer ce patrimoine auquel les callassiens sont très attachés. Déjà, des donateurs se sont manifestés et une architecte du patrimoine, Madame Geneviève Baudin de Villeneuve-Bargemon a été missionnée : un état des lieux et des plans très détaillés ont été réalisés, les estimations de travaux sont faites et s’élèvent aux alentours de 500 000 € et les dossiers de demandes de subventions sont en cours. 2011-2012 verront la progression des travaux de restauration de ce merveilleux site.


Extraits de courriers reçus : de Monsieur Benjamin Krysik, architecte des bâtiments de France : … « cette chapelle datant du 19e siècle mérite toutes les


attentions…J’ai découvert un bâtiment exceptionnel dans un site spectaculaire. Il n’est pas difficile d’imaginer la valorisation de ce lieu de promenade, atout majeur de la commune. J’ai aussi découvert la présence toute proche d’une tour de l’époque médiévale, tout à fait caractéristique pour la région. Je connais votre intérêt porté à la question du patrimoine, vous comprendrez qu’il est de notre responsabilité de respecter et sauvegarder ces témoignages architecturaux, qu’ils soient civils, militaires ou religieux ». de Monsieur Pierre-Jean Gayrard, vice-président de la Société d’Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var : … « nous avons appris que vous auriez l’intention de restaurer la chapelle Notre-Dame-de-Pennafort, permettez-moi de vous en féliciter. Nous attirons votre attention sur l’état du donjon médiéval qui la jouxte. Le rocher sur lequel il s’élève est complètement érodé et nécessite une consolidation urgente. Cet élément précieux de notre patrimoine commun, connu depuis 1025 et occupé jusqu’au XVe siècle, constitue sur le plan historique, archéologique et culturel une priorité ».


RESTAURATION DE L’HARMONIUM PAROISSIAL - EGLISE DE CALLAS


Propos de l’harmonium paroissial de facture Alexandre ROUSSEAU recueillis par Béatrice CHRISTINE : « c’est à l’initiative de Robert CAUMONT (callassien bien connu) et de Michel COLIN (organiste concertiste international) que je pris la direction de la manufacture d’orgues afin d’y être restauré. L’atelier de Claude BERGER (facteur d’orgues) se situe dans l’Hérault et j’y suis resté quatre ans. C’est en décembre 2010 que je suis rentré chez moi à l’église Notre-Dame de l’Assomption de Callas. Selon Monsieur COLIN (expert-organiste auprès du Ministère de la Culture et de la Principauté de Monaco, technicien conseil agréé par les orgues classés au titre des Monuments Historiques), je suis une pièce intéressante et de belle qualité. J’ai un buffet haut, en chêne sculpté dont la partie frontale est dotée de deux portes à claire-voie entoilées, mon clavier de 18 tirants est plaqué d’ivoire pour les naturelles, d’ébène pour les feintes. Mon architecture évoque le dernier tiers du XIXe siècle. J’ai été entièrement démonté, nettoyé, traité, huilé. Mon clavier a été restauré, les feutres remplacés ainsi que toutes les peaux de soupa- pes d’admission, d’alimentation. Un complément d’anches fourni, une plinthe, une fermeture de clavier… Je suis équipé d’une soufflerie électrique avec régulateur pour ménager mes organistes. Je repose, ainsi que mon siège et mon moteur, sur une estrade munie de roulet- tes. Cette restauration a été financée en partenariat par la Région, le Conseil Général, la Mairie de Callas et des donateurs callassiens. Mon dossier a été soutenu et présenté par l’Association Callassienne pour la Rénovation du Patrimoine Culturel. Je remercie tous les acteurs de ma remise en état et vous serez tous conviés à m’entendre dans un proche avenir, le 11 septembre 2011, sous les mains expertes de Michel COLIN. A cette occasion, Monseigneur Dominique REY nous fera l’honneur d’assister à la cérémonie d’inauguration qui me sera accordée ».


L’harmonium Petit Callassien n°29 page 5


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36