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Un temps fort de l’exposé de Bertrand Boquien Châteaux anglais face aux châteaux français, une théorie à rejeter.


C


hâteaux français, châteaux anglais. C’est ainsi par exem- ple que le château de Maignaut aurait fait face du côté français au château du Tauzia, tenu par les Anglais. Mais les recherches de


l’historien Jacques Gardelles, dans les années 1970, ont fait justice de cette théorie, qui a pourtant connu une grande popularité. Jacques Gardelles rappelle que la Gascogne anglaise a toujours relevé de la suzeraineté du roi de France : c’est une erreur d’imaginer une frontière entre Gascogne anglaise et française à l’image de la frontière franco- allemande de la fin du XIXe


siècle.


Jacques Gardelles observe aussi que le roi d’Angleterre ne disposait pas de moyens financiers suffisants pour construire tous ces châteaux, qui n’ont d’ailleurs qu’une faible valeur stratégique. Vers 1320, observe Gardelles, le roi Edouard II n’avait les moyens de fortifier et d’entretenir que 4 places en Agenais et qu’une seule, Saint-Puy, aux limites de l’Armagnac. Il ajoute : « … en temps normal la garde de ces châteaux se faisdait aux moindres frais possibles et l’on n’y trouve guère qu’un prévôt, un concierge et parfois un veilleur et un geôlier ». On est loin des « deux cents hommes d’armes » pouvant « arrêter quelque temps la marche d’une compagnie ennemie » qu’imaginait Philippe Lauzun au Tauzia. ■


Le cocktail sur la terrasse de la Ferme de la Madeleine


Le Tauzia, une ruine romantique 103 auditeurs attentifs


Reportage photos : Véronique Vaunat N°39 ● MAIGNAUT PASSION Info ● 7


©B. Boquien


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