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Vestige de la


porte Sud, état en 1994.


ajouté plus tard pour parer à un risque d’effondrement. Il est probable que le mur d’enceinte cessa définitivement d’être entre- tenu au cours du XVIIIe


siècle, et qu’il fut


démoli peu à peu par la suite. D’une porte à l’autre


’enceinte possédait deux portes, placées aux deux extrémités de la « grande rue ». Le Livre terrier ne les mentionne pas et leurs noms ont été oubliés. Une seule de ces deux portes existe encore aujourd’hui : la porte nord. Restaurée en 2005, elle a retrouvé sa voûte, un étage et un toit. Avant cette restauration, il n’en restait que la base. A l’origine, l’ouvrage était une tour-porte et devait posséder un ou plusieurs étages, démolis à une époque inconnue. Il semble qu’un local existait encore au-dessus de la porte en 1816, car le massif oriental bordant le passage est représenté sur le plan cadas- tral comme une parcelle à part entière et figure comme « bâtiment rural » sur la matrice. Cette appellation ne se justifie pas pour un massif de pierre plein. En revanche, elle s’explique s’il en dépend, au-dessus de la rue, un local servant de grange ou de gre- nier. Large de 5,50 m, cette tour n’était pas


L


flanquante : elle ne fait pas saillie vers l’ex- térieur par rapport au mur d’enceinte. A la base s’ouvrait une porte en arc brisé, large de 2,50 m, protégée par des vantaux, que pouvait bloquer en arrière une barre de bois. Cette porte ouvrait sur un passage voûté, de 3 m de longueur. De cette voûte ne subsistait plus avant 2005 que la première assise, des deux côtés. Le passage était à ciel ouvert. La restauration entreprise à l’initiative de l’as- sociation « Maignaut-Passion » a permis le rétablissement de la voûte et la construc- tion d’un étage en pans de bois, couvert d’un toit de tuiles.


. On la reconnaît sur le plan cadas- tral de 1811 à l’étranglement de la rue à son extrémité. On n’est pas certain pour autant qu’il existait encore à cette époque un arc et une voûte. Mais un pan de mur encore visible aujourd’hui en bordure de l’ancien passage semble avoir appartenu à cette porte. A cet emplacement, la rue longe un curieux massif en pierre de taille, pris dans le mur de la maison voisine, sans être tout à fait aligné sur lui. Haut d’environ 2,50 m, il présente un parement en appareil moyen régulier. Il n’appartient pas au mur d’enceinte proprement dit, car sa direction lui est perpendiculaire. Il s’agit probablement des vestiges d’un des deux massifs qui enca- draient le passage de la porte disparue. S’il sub- sistait des vestiges du massif qui lui faisait face, ils auront été démolis en même temps que la maison qui bordait la rue à l’Est. ■


La seconde porte ouvrait au sud. Elle n’existait plus en 19076


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www.maignaut.com N°39 ● MAIGNAUT PASSION Info ● 15


©B. Boquien


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